#8 La liberté de raconter le monde : rencontre avec Olivier ROGEZ - écrivain, grand reporter, journaliste

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Olivier ROGEZ, journaliste, grand reporter en Russie puis en Afrique est passé du journalisme au roman pour retrouver une liberté et une plasticité dans l’écriture. Pour lui, il s’agit toujours, dans les deux cas - dans le journalisme, comme dans l’écriture romanesque, de raconter le monde. Mais le roman lui permet une plus grande inventivité. Il peut y donner libre cours à sa folie, se faire conteur pour appréhender la réalité au plus juste et avec beaucoup d’humanité.
Écoutons-le !

EXTRAITS

“Je pense que ce qui nourrit les œuvres de fiction, c’est notre vie en fait : qu’elle soit intérieure, qu’elle soit intime ou qu’elle soit extérieure.”

“On pourrait me définir comme un écrivain voyageur...J’essaie de parler de nous en parlant du monde et en parlant de moi.”

“Je voulais parler d’une problématique universelle qui nous concerne tous : l’instrumentalisation que les églises font de la religion, de la relation de pouvoir qui se noue entre les hommes d’église et les fidèles.”

“Avec le roman, on est beaucoup plus libre : on réinvente la vie, on réinvente l’actualité, on réinvente la société avec une immense liberté.”

“J’avais besoin de retrouver cette liberté de raconter le monde de la façon qui me plaisait, en y mettant mon invention, ma folie, en y mettant des dimensions de conte.”

“En ce moment, je relis Jean Genet qui est sorti dans la Pléiade. C’est un modèle sensible. C’est la sensibilité de Jean Genet qui me parle, qui me touche.”

“J’aime beaucoup les romans fleuves habités et peuplés de nombreux personnages.”

“Quand je commence un roman, je m’accroche à un auteur le plus loin possible de mon univers, comme ça j’évite les interférences. Si je vous parle de Genet,...c’est qu’il m’a servi de point d’ancrage non pas dans l’imaginaire, non pas dans le style mais pour sa liberté, pour son anticonformisme."

“En faisant mes recherches sur ce courant évangélique, je me suis aperçu qu’il y avait une évolution du protestantisme qui collait extrêmement bien à la mondialisation ultralibérale.”

“Le roman ne tient que par les personnages qui apparaissent au premier plan, se posent des questions, sont perdus, cherchent Dieu, ne le trouvent pas...mais ils vont trouver autre chose, parce qu’au bout du chemin, on trouve toujours quelque chose.”

“Allez-y ! Et surtout ne vous bloquez pas par rapport aux jugements des autres. On a le droit de se tromper, on a le droit de recommencer, on n’a pas le droit de ne pas avoir essayé : sinon on le regrettera toute sa vie !”

“Petit à petit, on façonne son envie d’y aller, on prend un peu d’assurance. Il ne faut jamais s’arrêter parce que les autres vous ont dit : non, t’es pas fait pour ça !”

LIVRES DE L’AUTEUR PARUS AUX ÉDITIONS LE PASSAGE
L’Ivresse du sergent Dida, 2017
Les Hommes incertains, 2019
Là où naissent les prophètes, 2021

C'est le huitième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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Rendez-vous pour le prochain épisode !

À LA TECHNIQUE
Conception et interview : François-Xavier ROBERT
Mixage et création musicale : Julien HAURANT
Musique : "Mélodie hongroise" de Franz SCHUBERT, guitare classique et guzheng en intro ; arrangement électro en conclusion
Court extrait musical : Energetic Hip Hop - Music by Skilsel from Pixabay
Rythme : "Instinct", tambours taiko www.bensound.com

11 episodes