Le mouvement pro-pédophilie des années 1970, stade gauchiste de la domination adulte

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Par Armand Paris, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
En écho à l’affaire Gabriel Matzneff suite aux révélations de Vanessa Springora et aux débats autour des responsabilités de Mai 68, une analyse des violences sexuelles sur mineurs comme des manifestations d’une domination adulte partiellement occultée au sein du discours du mouvement pro-pédophilie, coupable dès lors non d’un excès de « libération sexuelle » mais d’une légitimation de rapports de pouvoir et donc de violence – avec Tal (et non plus Delphine) Piterbraut-Merx, qui rédige une thèse à l’ENS Lyon et au CRESPA sur ce sujet. L’émission (1 heure) comporte : Une mise en exergue de l’existence au cours des années 1970 d’un contraste entre une parole médiatisée (celle des pédophiles et des pro-pédophilie) et d’une parole silencée (celle des enfants victimes de violences sexuelles) ; Une critique de l’instrumentalisation par des adultes pédophiles des revendications légitimes des mineurs adolescents (notamment du FHAR) à une sexualité autonome ; Un rappel de l’existence d’un troisième terme entre violence (physique) et consentement : le pouvoir, aux mains des adultes et non des enfants ; Une critique de l’amalgame des adolescents et des enfants dans une même catégorie, celle des mineurs, permettant à des (pro)pédophiles de se revendiquer du désir des premiers d’une sexualité autonome (pas forcément avec des adultes d’ailleurs) aux détriments des seconds n’ayant pas exprimé un tel désir ; Une analyse des discours pro-pédophilie des adultes comme étant des discours de dominants occultant leur position dominante et ne demandant pas l’avis des dominés concernés ; Un appel à une critique politique des pédophiles et des violences sexuelles sur mineurs ; Une critique des projections du « regard adulte » (gaze) pro-pédophile vis-à-vis d’une sexualité infantile réifiée, fantasmée et exotisée ; Une analyse du mouvement pro-pédophilie comme une critique tronquée de la domination adulte, réduite aux seules institutions d’encadrement bourgeois (famille, école, etc.) et à l’exclusion des adultes eux-mêmes ; Une critique intersectionnelle, anti-bourgeoise, féministe et antiraciste du discours et des pratiques pédophiles, de leur pseudo « libération sexuelle » ; Un rappel du caractère non-nécessairement émancipateur de l’affranchissement des tabous moraux, avec l’exemple de La Banquise, revue d’ultra-gauche pro-pédophile et négationniste ; Une réflexion autour du traumatisme et de la prise de conscience des mineurs du caractère violent des actes pédophiles ; Une critique de la société bourgeoise et patriarcale comme responsable du désarmement des mineurs face aux violences sexuelles ; Une analyse critique du relativisme nominaliste de certains historien-ne-s vis-à-vis des violences sexuelles sur mineurs, aux détriments d’une approche matérialiste de celles-ci ; Une conclusion appelant à une dénonciation conjointe des violences pédophiles et des violences incestueuses.

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