À quoi sert la plus grande usine de captation de CO2 au monde ?

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Parmi les technologies les plus en vue pour soulager l’environnement se trouve le captage du CO2. Il faut dire que les géants de la tech comme Bill Gates, Jeff Bezos et Elon Musk sont nombreux à s’y intéresser, davantage parce qu’il s’agit d’une opportunité de business intéressante que vraiment pour sauver la planète. Peu importe, focus aujourd’hui sur une l’usine Orca en Islande qui a ouvert ses portes la semaine dernière, et qui devient tout simplement la plus grande usine de captage de CO2 en activité.

À l’origine de cette usine, on ne trouve pas les GAFAM, mais la start-up suisse Climeworks AG associée à la société islandaise Carbfix. La semaine dernière, leur collaboration a donné naissance à la plus grande usine de captage de CO2 capable d’extraire 4.000 tonnes de gaz à effet de serre par an dans l’atmosphère. Sur le papier, il s’agit d’un chiffre important quand on sait que la quinzaine d'usines du genre actuellement en fonctionnement ne captent que 9.000 tonnes au total. Mais dans la réalité, cette portion est relativement faible quand on la confronte aux 30 milliards de tonnes de CO2 émises dans le monde l’an dernier. S’il l’on fait un rapide calcul, aspirer l’intégralité de la pollution émise dans l’air dans le monde en 2020 nécessiterait 7 millions et demi d’usines similaires.

Quoiqu’il en soit, l'usine Orca, qui signifie Energie en islandais, est un exemple concret de ce qu’il est possible de faire avec la technologie de captation du carbone. Dans le détail, l’air est aspiré par de multiples ventilateurs puis stockée dans huit grands conteneurs avant d’être filtrée. Une fois le collecteur saturé, la température est augmentée pour libérer et isoler un CO2 très concentré, qui est ensuite mélangé à de l'eau puis injecté dans le sous-sol à 1.000 mètres de profondeur où il finira par se transformer en roche. Le système est bien entendu alimenté par de l’énergie renouvelable, en l’occurrence une centrale géothermique située à proximité. Problème, ce système est relativement coûteux. Un défaut dont les concepteurs espèrent se débarrasser avec un développement à grande échelle de leur technologie.

Autre projet à la fois similaire et complémentaire, celui de la société pétrolière américaine Occidental qui développe une grande installation destinée à extraire cette fois un million de tonnes ce CO2 de notre atmosphère par an. Si Occidental parvient à ses fins, alors seul 30 000 usines seraient nécessaires pour purifier l’air des 30 milliards de tonnes de CO2 rejetés en 2020.



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