Fascisme, capitalisme et classe ouvrière (2ème partie)

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Par Armand Paris, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
Une histoire du fascisme italien et du nazisme allemand dans leurs caractéristiques communes et leurs rapports au grand capital et à la classe ouvrière à partir de l’analyse matérialiste de Daniel Guérin dans Fascisme et grand capital (Libertalia, 2013) – avec Charles Jacquier, historien, éditeur du livre. La deuxième partie de l’émission (1 heure) comporte : Une analyse de l’apathie des partis de gauche et des syndicats face au fascisme montant, de leur légalisme paralysant, de leurs ambigüités vis-à-vis du fascisme, etc. ; Un rappel de l’état de crise politique en Italie au début des années 1920 et en Allemagne au début des années 1930 ; Une description des différentes forces politiques italiennes au début des années 1920 (socialistes, démocrates-chrétiens, fascistes) ; Un rappel des violences fascistes anti-ouvrières du début des années 1920 en Italie ; Un décryptage de ladite « Marche sur Rome » de 1922 ; Un historique de la République de Weimar (1918-1933) et de sa crise finale, tant économique que politique ; Une analyse des multiples crises conduisant au fascisme : crise de surproduction capitaliste, crise politique, crise géopolitique (frustrations géopolitiques en Allemagne et en Italie suite au Traité de Versailles) et enfin crise légaliste et réformiste des partis de gauche ; Une critique du tournant stalinien de l’Internationale et du parti « communiste » allemand en 1928-1933 et de son ambiguïté vis-à-vis du nazisme ; Un rappel des tentatives d’auto-défense ouvrières anti-fascistes, et de leur découragement par les partis de gauche, qui attendent une prise de pouvoir illégale pour y opposer une grève générale, comme en 1920 face au putsch (de ce fait avorté) de Kapp ; Une analyse de l’attitude du parti social-démocrate allemand (SPD) et du parti « communiste » allemand (KPD) face au danger nazi ; Une présentation rapide des sources de Daniel Guérin (Trotsky, Andres Nin du POUM, instituts ouvriers, presse fasciste et conservatrice) ; Une analyse du double jeu fasciste, légaliste vis-à-vis des institutions bourgeois, illégaliste (et violent) vis-à-vis du mouvement ouvrier ; Une description de l’affrontement des différentes factions du mouvement fasciste au pouvoir, d’une part une frange plébéienne de démagogues (les SA en Allemagne) régnant grâce à un discours « révolutionnaire » et à une violence de rue, ayant fourni une véritable base sociale au parti lors de son ascension au pouvoir, d’autre part une frange d’opportunistes ex-plébéiens (les SS en Allemagne) s’accaparant des positions de pouvoir dévolus habituellement aux classes dominantes, mais collaborant avec eux au point d’opérer l’élimination des démagogues (mais pas de tout discours démagogique, essentiel pour une mobilisation militaire des masses) pour rassurer celles-ci et obtenir leur concours pour leurs propres objectifs idéologiques ; Un décryptage des idéologies fascistes comme des idéologies réactionnaires (anti-rationalisme, mépris des masses, aristocratisme, mystique de la violence et de la lutte des races) et modernisateur (priorité au réarmement et au développement des forces productives industrielles, étatisme, bureaucratie) ; Une analyse des politiques économiques du fascisme, d’abord ultra-libéral (exemptions fiscales, privatisations, subvention des grandes entreprises), puis (à partir du réarmement) dirigiste et keynésien, mais toujours favorable au grand capital ; Une description des politiques du travail du fascisme, avec un mixte de servage et de salariat en agriculture, et un recours massif au travail forcé en temps de guerre dans l’industrie ; Avec une double conclusion, celle de Fascisme et grand capital de Daniel Guérin et de Le fascisme en action de Robert Paxton.

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