À la Une: à quand le déconfinement ? - 18/11/2020

 
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Par Frédéric Couteau and Norbert Navarro, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
Emmanuel Macron y travaille, croient savoir Les Échos. « L’épidémie de coronavirus amorce une décrue, comme l’a souligné hier encore le ministre de la Santé, Olivier Véran. L’heure est à la préparation du déconfinement. La question sera au menu du Conseil de défense, qui se réunira autour d’Emmanuel Macron ce mercredi. Si le recul de la pandémie se confirme, un autre Conseil de défense, prévu la semaine prochaine, devrait arrêter les échéances de ce nouveau déconfinement, le second de l’année. 'Il sera progressif', avertit déjà l’Elysée, qui veut à tout prix éviter un troisième confinement. » En tout cas, « le chef de l’État devrait s’exprimer la semaine prochaine pour exposer les grandes étapes de ce second déconfinement. » En attendant, « la date de réouverture des commerces n’est pas tranchée, pointent encore Les Échos, et fait l’objet d’intenses discussions entre Bercy d’une part et le ministère de la Santé de l’autre. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, plaide pour une ouverture le plus vite possible (peut-être le 1er décembre ou même avant) afin de sauver la période de Noël. De leur côté, les commerçants concernés par la fermeture tirent de plus en plus la sonnette d’alarme. » La bataille du Black Friday En effet, pour le petit commerce, il y a urgence… Et à l’approche du Black Friday, cette journée de soldes géantes le 27 novembre, la tension monte… Libération s’interroge : « les géants de la vente en ligne, Amazon en tête, seront-ils les seuls à engranger les bénéfices de ce Black Friday devenu un phénomène majeur ? Les boutiques physiques réclament de pouvoir rouvrir le 27 novembre pour sauver elles aussi, grâce à ce rendez-vous, une part de leur chiffre d’affaires. » En effet, précise Libération, « 62 % des Français en profitent pour acheter à prix cassés des produits d’électronique, de mode, de beauté, d’électroménager ou autres pouvant devenir un mois plus tard de parfaits cadeaux de Noël, totalisant plus de 6 milliards d’euros de ventes. » Alors, « le gouvernement cherche une solution miracle, mais celles avancées jusqu’à présent sont injustes ou dangereuses, estime Libé : il paraît impossible d’empêcher Amazon d’écouler les millions d’articles qu’il a déjà commandés à ses fournisseurs en vue de son événement fétiche, comme il serait impensable d’autoriser les magasins des centres-villes à ouvrir pour un jour sans créer des centaines de nouveaux clusters. Il serait plus juste et plus pragmatique pour le gouvernement, estime Libération, de taxer enfin le commerce en ligne comme il se doit, et de verser l’impôt sur les bénéfices d’Amazon en France comme compensation aux commerces qu’il a obligés à fermer en ce jour sacré de l’hyper consumérisme. » Les restaurants jouent leur survie Autre question cette fois à la Une du Parisien : « les restaurant seront-ils fermés jusqu’en janvier ? (…) Ils sont à nouveau les grands perdants, constate le journal. Alors que les discussions vont bon train pour rouvrir les commerces au 1er décembre, voire avant si l'épidémie reflue rapidement, l’horizon des restaurateurs reste, lui, bouché. Comme lors du premier déconfinement, ces professionnels vont devoir patienter et regarder les trains passer. Hier, rapporte Le Parisien, plusieurs médias faisaient état d’une ouverture au moins après le 15 janvier ou le 1er février. Un calendrier que l’exécutif balaie d’un revers de main, considérant que rien n’est acté. » Un Noël en famille ? Et puis question importante posée par Le Monde : « les Français pourront-ils fêter Noël en famille ? La question suscite autant d’interrogations dans la population qu’au sommet de l’État, où l’on admet que le sujet représente 'un énorme casse-tête'. Dans les ministères, on a la main qui tremble face à cette équation insoluble entre lutte contre l’épidémie de Covid-19 et acceptabilité sociale. » Ce qui est certain, avance Le Monde, c’est que « pour les fêtes de Noël et du Jour de l’an, il faudra réduire la voilure. Certes, à la condition d’un recul épidémique, les commerces pourront rouvrir avec un protocole strict au 1er décembre ; certes, un second allègement du confinement est envisagé par Jean Castex 'au moment des vacances de Noël', pour que les Français 'puissent passer des fêtes de fin d’année en famille'. Mais une extrême prudence est de mise, et les paris sont ouverts sur la physionomie des fêtes 2020. Seule certitude, a annoncé le Premier ministre : elles ne pourront pas se tenir de la même manière que d’habitude'. »

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