Revue de presse Afrique - À la Une: le premier ministre ivoirien hospitalisé en France

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Patrick Achi est à Paris pour subir des examens médicaux mais, ce vendredi, c’est avant tout l’histoire et la vie d’une rumeur face au silence flagrant des autorités que nous raconte la presse. Le chef du gouvernement ivoirien a bien quitté Abidjan pour Paris dans la nuit de lundi à mardi 11 mai, rapporte Fraternité Matin, mais « officiellement le gouvernement n'a pas communiqué sur ce voyage qui a vite fait d’alimenter les réseaux sociaux et d’enfler la rumeur », écrit le quotidien. « De folles rumeurs » qui vont « dans tous les sens et présentent même la santé du Premier ministre comme très préoccupante », confirme l’Infodrome. L’annonce des médias internationaux Afrique sur 7 pour sa part se souvient : début mars déjà, « alors qu’il assurait encore l'intérim du Premier ministre Hamed Bakayoko, de folles rumeurs indiquaient que Patrick Achi avait fait un malaise et avait été évacué à l'étranger. Ces rumeurs avaient alors suscité la colère du chef du gouvernement le poussant à faire un démenti sur les réseaux sociaux. » Or, cette fois, la seule communication officielle, nous dit l’Infodrome, c’était ce jeudi matin sur le page Facebook du Premier ministre : Patrick Achi « a adressé un message aux chrétiens qui célébraient la fête de l’Ascension », après avoir adressé un message aux musulmans la veille pour l’Aïd. Au moment, où d’autres thèses et d’autres sources affirmaient que le chef du gouvernement était à Paris « dans le cadre d’une mission officielle », rapporte encore L’Infodrome. Et ce sont les médias internationaux qui ont finalement pris le relais. C’est ce que souligne Fraternité Matin : « Le relais sera pris par des médias internationaux dont l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui a annoncé l'hospitalisation à Paris, suivi par France 24 et plusieurs autres médias », nous dit Fraternité Matin. Le quotidien croit savoir que Patrick Achi pourrait rentrer à Abidjan dès aujourd’hui, ou peut-être « d’ici à dimanche » corrige Koaci « à moins que le corps médical de l’hôpital américain de Neuilly n’en décide autrement », explique le site internet sans que le nom de l'hôpital où est soigné le Premier ministre n'ait été officiellement confirmé. L’inquiétude de voir l’histoire se répéter « La Côte d’Ivoire recommence à trembler », affirme L’Observateur Paalga au Burkina Faso. Le journal nous rappelle que les deux prédécesseurs de Patrick Achi avaient eux aussi « été évacués dans la capitale française, avec la suite tragique qu’on connaît ». Il s’agissait d’Amadou Gon Coulibaly et d’Hamed Bakayoko, décédés respectivement le 8 juillet 2020 et le 10 mars 2021. « Soit à huit mois d’intervalle », souligne L’Observateur. Alors, « qui a envouté le fauteuil de Premier ministre » ? Question posée par Wakat Séra toujours au Burkina Faso. Wakat Séra qui critique vertement la communication des autorités ivoiriennes : « Si elle n’a pas été défaillante, elle a, tout au moins, volé au ras des pâquerettes. Comme si la volonté était manifeste de cacher quelque chose aux Ivoiriens. » Pourtant, pointe encore Wakat Séra, « il aurait fallu communiquer avant que rumeurs et polémiques n’enflent. L’omerta totale fait souvent plus mal que l’information », conclut le site burkinabè. Le sort des habitants de Mbeubeuss, aux portes de Dakar Une décharge gigantesque à ciel ouvert. « Une petite ville dans la ville que les autorités ignorent », c’est à lire dans le journal Libération en France. Reportage « dans cet immense dépotoir que le gouvernement projette de résorber », nous dit le quotidien. Une décharge qui s’étend sur quelque « 114 hectares », cela représente pas moins de 160 de terrains de foot. Voilà qui parle à tout le monde. Et cette décharge, c’est aussi une manne pour des milliers de « récupérateurs », leur seul moyen de subsistance. Ils viennent principalement de la région de Diourbel, à 100 km de Dakar, nous apprend Libé. « Certains d’entre eux sont venus du Mali, de la Guinée ou du Ghana ». À l’image de Pape Ndiaye, déchargeur depuis 1969 qui témoigne pour Libération. « Avant on était seulement quelques centaines à travailler ici, maintenant on est plus de 2000. La vie est dure, mais croyez-moi personne ne veut partir», dit-il. Témoignage poignant de Daya également. Quand on lui demande ce qu’il adviendra si les autorités parviennent à résorber la décharge. « On ne l’envisage pas », répond-elle, « en baissant les yeux vers ses baskets trouées », précise Libération. « Si Mbeubeuss ferme, c’est notre vie qui s’arrête », prévient Daya. Libération nous apprend que sur place, un kilo de plastique vaut par exemple 50 FCFA, un peu plus de 7 centimes d’euros. 100 francs pour un kilo de ferraille, un peu moins de 15 centimes d’euros. Même pas de quoi gagner le salaire minimum sénégalais chaque mois. Mais au moins là-bas, relève Libération, la solidarité règne. « Chrétiens et musulmans vivent en harmonie, toute ethnies confondues. »

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