No. 88 — Céline Huyghebaert, Camille Turner, Marie Pier Théberge & Alex Pelchat

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Chroniques

Une chronique d’Élisabeth Recurt sur le texte au cœur de pratiques en arts visuels. Céline Huyghebaert a été invitée à parler du texte dans sa pratique lors de cette chronique.

Vous pouvez en apprendre davantage sur le travail de Céline Huyghebaert sur son site Internet.

Vous pouvez écouter l’entrevue de Céline Huyghebaert à la chronique d’Artexte lors de notre émission No. 82 le 13 avril 2020.

Voici des images d’œuvres mentionnées lors de l’entretien.

  • Céline Huyghebaert. Carnet(s) de confinement, détail
  • Céline Huyghebaert. Le drap blanc, 2017 graphisme par d’ébène & de blanc, Montréal Crédit photo : Jean-Michael Seminaro
  • Céline Huyghebaert. Le drap blanc, 2017 graphisme par d’ébène & de blanc, Montréal
  • Céline Huyghebaert. Le drap blanc, 2017 graphisme par d’ébène & de blanc, Montréal
  • Céline Huyghebaert. Inventaire des choses qui ne laissent pas de trace, 2017 Installation urbaine, Dare Dare
  • Céline Huyghebaert. Les choses mortes, 2017 Détail de l’exposition à la Fonderie Darling
  • Céline Huyghebaert. Les choses mortes, 2017 Détail de l’exposition à la Fonderie Darling
  • Céline Huyghebaert. Les choses mortes, 2017 Détail de l’exposition à la Fonderie Darling
  • Céline Huyghebaert. De ça, je me souviens, 2018 Série de 10 impressions embossées sur papier Stonehenge
  • Céline Huyghebaert. De ça, je me souviens, 2018 Série de 10 impressions embossées sur papier Stonehenge
  • Céline Huyghebaert. De ça, je me souviens, 2018 Série de 10 impressions embossées sur papier Stonehenge
  • Céline Huyghebaert. Un cas particulier, en cours Biographie fictive d’une artiste

Artexte, Dégustation de la collection
Hélène Brousseau présente le dossier d’artiste de Camille Turner et une conversation avec Joana Joachim au sujet du Afronautic Research Lab.

Vous pouvez écouter une version longue de cet entretien sur le Mixcloud de Artexte.

Vous pouvez en apprendre davantage sur la pratique de Camille Turner grâce à son site Internet.

L’article « Après Arts Against Postracialism » de Artexte pourrait aussi vous intéresser, où Dr. Philip S. S. Howard était aussi invité à discuter du projet itinérant Arts Against Postracialism.

Nous vous invitons aussi à consulter le site Internet de Joana Joachim.

Marie Kolb, Questions praxiques
Marie Pier Théberge a été rencontrée pour discuter de sa pratique.

Vous pouvez en apprendre davantage sur cette artiste, sur son site Internet.

Commissariat musical

Alex Pelchat a fait le commissariat musical cette semaine sous la thématique de l’hommage explicite.

« Je suis né à Shawinigan-Sud dans les années 80 (presque 90) et je joue de la guitare depuis la 3e année du primaire. Je joue au sein de divers groupes de musique à Montréal dont l’Ensemble Habitant et BUM, en plus d’organiser des concerts de musique expérimentale et d’être impliqué comme organisateur syndical et communautaire. Influences incluant, mais non limitées à: Keiji Haino, Albert Ayler, Kris Kristofferson et Kim Gordon.

Plusieurs projets en chantier pour 2020, dont l’enregistrement d’albums et le possible début d’un label indépendant. Plusieurs de mes parutions avec divers groupes sont trouvables sur cuchabatarecords.bandcamp.com du label montréalais Cuchabata Records.

Smilebag
Alex Pelchat
Album : Canada
Année : 2015

La pièce choisie parmi mes sorties est « Smilebag » de l’album Canada, un album enregistré à la maison avec les moyens du bord, un vieux téléphone qui enregistre mal et l’acoustique fancy de la cuisine. J’ai enregistré le tout après avoir passé les vacances dans plusieurs états américains. À l’époque, je tournais beaucoup avec divers projets et j’avais partagé la scène au Rhodes Island avec un groupe ahurissant de noise punk assemblé « sur le tas » qui n’a joué que quelques spectacles sous le nom « Smilebag ». Smilebag était un groupe typique de l’underground américain : spontané, créatif et désorganisé de la meilleure façon. Les trois filles du groupe jouaient du punk sans vernis ni finition et la guitariste mettait des cuillères entre ses cordes. J’ai donc enregistré la pièce « Smilebag » avec des cuillères et des fourchettes en leur honneur et je voulais définitivement leur dédier la pièce. 7 des 16 pièces de l’album sont dédiées à des artistes d’ailleurs et d’ici.

J’aimerais cela que les artistes qui m’entourent prennent le temps de démontrer plus d’admiration et même d’affection pour les artistes avec qui ils passent du temps. Il y a une gêne mal placée pour parler de l’admiration que l’on ressent pour nos pairs. Il me semble que la « toponymie » des créations musicales en musique avant- garde et en création expérimentale est souvent abstraite. Je voudrais que l’on devienne de plus en plus habitués à dédier des œuvres aux gens qui nous entourent, mais aussi à nos idoles et nos modèles lointains.

Mori Ikue
John Zorn
Album : Classic Guide to Strategy Volume 2
Année : 1985

La première pièce sélectionnée est « Mori Ikue » de John Zorn paru sur l’album Classic Guide to Strategy Volume 2 en 1985. J’ai choisi cette pièce, car je considère que John Zorn est l’artiste qui a possiblement le plus de compositions, d’albums et de concerts dédiés à honorer des personnes importantes pour lui. Il est donc un « tenant » de l’hommage explicite. Son album Classic Guide 2 est un des meilleurs albums jamais parus par ailleurs et la pièce choisie rend hommage à une grande artiste américaine.

Bessie Jones
Moor Mother
Album : Manufacture of Indigo
Année : 2015

La deuxième pièce sélectionnée est « Bessie Jones » de Moor Mother, paru sur l’album Manufacture of Indigo. Moor Mother est un projet solo de l’artiste Camae Ayewa de Philadelphie qui réunit noise, hip-hop et musique industrielle. Son œuvre est complètement électrique et l’album Manufacture of Indigo est une partie plus « posée » de sa discographie, avec beaucoup d’échantillonnages. Ici, Ayewa sample la légende afro-américaine Bessie Jones et lui dédie le nom de la pièce.

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