Une terre, une auteure: en RDC avec Tatiana Mukanire Bandalire

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Coordinatrice nationale du Mouvement national des survivantes des violences sexuelles en République démocratique du Congo, Tatiana Mukanire Bandalire livre, dans «Au-delà de nos larmes», préfacé par le Docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix, un récit de témoignage et de combat dans lequel transparaissent une détermination et un courage impressionnants. (Rediffusion) 1996, dans un contexte géopolitique électrique et complexe où les minerais précieux attirent des convoitises de toutes parts, c’est le chaos qui s’installe davantage au Zaïre de l’époque. Financées en Occident, des milices rebelles étrangères se forment un peu partout dans la région en même temps que des armées de pays voisins, téléguidées, pénètrent dans le pays, bien décidées à contrôler la zone et à organiser le trafic des minerais précieux, générant des profits gigantesques. Une première guerre éclate dans les hauts plateaux de l’Est du pays, voisin du Rwanda. La population bascule brutalement dans l’horreur, un cauchemar incessant, fait de conflits armés successifs qui ne prendront plus jamais fin, et dont l’objectif semble être l’éradication de la population. Les habitants, dans leurs villages et sur les routes, subissent frontalement le choc de violences de toutes sortes perpétrées par des rebelles, insurgés de l’armée, militaires, policiers, voleurs…, hommes ivres du pouvoir et de la puissance que leur donnent les armes, et surtout cette arme redoutable et transgénérationnelle que l’on ne connaissait pas dans la région, le viol utilisé comme arme de guerre au pouvoir de destruction ravageur, aggravé pour de nombreuses victimes par une obligation au silence. Mais Tatiana Mukanire a décidé de parler, en son propre nom et au nom d’autres femmes victimes. (Présentation des éditions des Femmes) « Nous avons en nous cette envie de vivre. Nous l’avons prouvé en nous battant pour notre survie, en nous accrochant à la vie. Nous avons été esclaves sexuelles, nous avons été enterrées vivantes quand nous ne pouvions plus satisfaire les besoins de nos ravisseurs. Nous avons été ligotées à un arbre au fond de la forêt. Nous avons été violées presque chaque heure. Nous avons perdu connaissance. Plusieurs fois, nous nous sommes crues mortes, mais au fond de nous subsistait l’espoir de respirer à nouveau et de revivre. » T. M. B.

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