L’optimisme et le style explicatif

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le style explicatif - incorrigible optimiste

Aujourd’hui, nous revenons avec un épisode un peu central car il permet de comprendre comment on ‘fabrique’ notre style optimiste ou pessimiste avec la façon dont nous expliquons ce qui nous arrive. On appelle ça le style explicatif!

Parce que oui, l’optimisme ce n’est pas juste des phrases de motivation, tu es géniale, tu es super, non l’optimisme pour le comprendre, il faut comprendre comment on réagit à ce qui nous arrive!

Ce style explicatif des situations, nous allons l’apprendre dès l’enfance, et donc il est intéressant de comprendre le style explicatif de votre enfant dès que possible pour pouvoir l’aider à le rectifier si besoin. Mais évidemment pour réussir à changer le style explicatif de votre enfant, il faut déjà opter soi même pour un style explicatif optimiste!

Quand quelque chose arrive, on utilise trois dimensions pour expliquer ce qui nous arrive:

  • la permanence
  • l’omniprésence
  • la personnalisation

La permanence

Est ce que l’on a tendance à penser ce qui nous arrive à un moment précis en terme de « toujours » ou de « jamais » / ou bien en terme de « ces derniers temps? »?

Si l’on pense que les mauvaises choses qui nous arrivent ont une cause permanente alors on a un style ‘pessimiste’, et par la même occasion plus de risque de dépression. Car si l’on pense que la cause de ce qui nous arrive est permanente alors ces mauvaises choses vont continuer d’arriver par exemple:

Dans la situation ou mon amie Mila ne m’appelle plus pour que l’on se voit

l’optimiste va penser :

Mila doit être très occupée en ce moment, elle m’appellera quand elle aura du temps

Le pessimiste va penser

Mila ne m’aime plus, elle ne veut plus être mon amie.

Et au contraire quand de bonnes choses arrivent, les optimistes pensent que les bonnes choses ont une cause permanente et les pessimiste une cause temporaire.

Dans la situation : Tina a passé du temps avec son papa aujourd’hui

l’optimiste va penser:

Papa a passé du temps avec moi car il aime passer du temps avec moi

Le pessimiste va penser:

Papa a passé du temps avec moi car il est de bonne humeur aujourd’hui

Vous voyez la différence? Si vous prenez une choses négatives qui vous est arrivé ces derniers temps, vous avez réagit comment?

L’omniprésence

Quand quelque chose de mauvais arrive vous projetez les effets négatifs dans d’autres aspects de votre vie? Par exemple, vous ne réussissez pas un projet au boulot. Est ce que vous pensez que c’est parce que vous n’êtes pas doué pour ce type de projet, ou plutôt que vous êtes nul(e)s au boulot en général?

Certaines personnes vont pouvoir mettre les problèmes ‘dans des boites’ et continuer à vivre leur vie, alors que d’autres sont plus catastrophistes = s’ils loupent quelque chose, alors ça veut dire qu’ils loupent tout.

Par exemple,

Quand quelque chose de mal arrive :

Les pessimistes (pensée globale) vont penser

  • les profs sont injustes
  • Je suis nul en sport
  • personne ne m’aime

Les optimistes (pensée spécifique) vont penser pour les mêmes situations

  • Ce prof est injuste
  • Je suis nul en foot
  • Martin ne m’aime pas

Pour les bonnes choses au contraire,

Les pessimistes (pensée spécifique) vont penser

  • Je suis fort en math
  • Erica m’a invitée car elle m’aime bien
  • Je chante bien

Les optimistes pour ces mêmes situations (pensée globale) vont penser

  • Je suis intelligent
  • Erica m’a invitée car je suis populaire
  • J’ai du talent

La personnalisation

De qui est ce la faute? Quand quelque chose de mauvais se produit, qui peut on blâmer? Soi ou les autres / la situation? Les personnes qui se blâment pour toutes les mauvaises choses qui arrivent dans leur vie ont une faible estime d’eux même. L’idée n’est pas de dire qu’il faut toujours penser que c’est la faute des autres. Il faut dans un premier temps réussir à voir ce qu’on a fait de mal et être capable de la rectifier si besoin. Mais s’auto accuser pour tout est aussi un grand risque de dépression chez l’enfant et l’adulte.

Il faut donc réussir à distinguer ce qui est de notre faute ou pas et si c’est de notre faute alors il faut donc distinguer deux types d’auto accusation :

L’auto accusation générale: le style pessimiste qui pensera

J’ai loupé mon exam car je suis bête

Je n’ai pas été choisi au foot car personne ne m’aime

L’auto accusation comportementale (style optimiste)

J’ai loupé mon exam car je n’ai pas assez travaillé

Je n’ai pas été choisir au foot car je ne suis pas bon au foot.

Vous remarquerez que dans le style optimiste, l’enfant prend la responsabilité pour son échec mais de manière comportementale, cela n’a pas d’impact sur sa personnalité générale. Ainsi il est moins atteint que le pessimiste qui va penser que cet échec démontre une part de sa personnalité.

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille le livre de Martin Seligman (le père de la psychologie positive) : the optimistic child

Voilà j’espère que cet épisode vous aura plu même si ce n’est pas le plus ‘ludique’ de la série et n’hésitez pas à me soutenir en partageant autour de vous ou même encore mieux sur les réseaux sociaux, en mettant plein d’étoiles sur itunes, ou en laissant des petits mots doux.

L’incorrigible est également dispo sur spotify, n’hésitez pas à vous abonner! et évidemment sur toutes vos applis de podcast préférées (moi par exemple j’écoute mes podcast sur podcast addict)

Ou bien écoutez directement çi dessous :

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