L'Épopée des musiques noires - Jazz à Vienne, 40ème édition ! (2ème partie)

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Quel défi pour les organisateurs de festivals de tenir leurs engagements et leurs promesses en pleine pandémie ! L’envie et l’enthousiasme des équipes de "Jazz à Vienne" (sud-est de la France) ont donné de l’élan à cette 40ème édition malgré les ajustements de dernière minute. C’est donc un anniversaire audacieux que les spectateurs du Théâtre antique ont pu saluer en acclamant des artistes impatients de remonter sur scène. La fougue du bassiste Richard Bona et la virtuosité du pianiste Alfredo Rodriguez furent la récompense qu’espéraient les festivaliers. En additionnant leur talent, les deux brillants solistes ont électrisé 7 000 adeptes de sonorités afro-cubaines authentiques. Ce désir de partage n’était pas seulement l’expression d’une universalité culturelle manifeste mais, tout bonnement, des retrouvailles. Enfin, des musiciens pouvaient ressentir cette communion vitale avec le public. Les facéties mélodiques, les dialogues harmoniques, les prouesses rythmiques mariaient, avec goût, les circonvolutions latines d’Alfredo Rodriguez et les racines africaines de Richard Bona. Il y eut même un clin d’œil à Manu Dibango dans une cadence makossa fort révérencieuse. Ce 2 juillet 2021, les hourras furent nourris et mérités. Le lendemain, 3 juillet, l’esprit de James Brown planait au-dessus du Théâtre antique de Vienne. Certes, la venue du saxophoniste Maceo Parker fut compromise par des restrictions sanitaires internationales drastiques, mais une autre figure majeure de la Soul-Music d’antan vint ranimer la flamme. Martha High, ancienne confidente et choriste de "Mister Dynamite", délivra une performance aussi chaleureuse qu’attachante. On ne donne pas l’âge des dames, mais autorisons-nous, pour une fois, de préciser que, du haut de ses 50 ans de carrière, la fringante septuagénaire américaine a réussi ce pari risqué de captiver un auditoire attentif et bienveillant avec un répertoire original. La voix intacte de la chanteuse a charmé le public et suscité de vives acclamations. Il ne manquait plus qu’un trépidant Cold Sweat emprunté au regretté "Parrain de la Soul" pour contenter des fans souriants et dodelinants. Le dimanche 4 juillet 2021 fut aussi une sacrée soirée ! Le batteur Manu Katché avait décidé de revitaliser sur scène le concept de son ancienne émission de télévision "One Shot Not". Le principe était simple : réunir autour de lui quelques bons amis pour tenter des associations musicales hétéroclites, mais toujours de qualité. Rompu à ce genre d’exercice périlleux, le maître de cérémonie n’eut aucun mal à unir des individualités artistiques contrastées saluées par un public enjoué. Il faut dire qu’une surprise de taille attendait le public de Vienne. Un certain Sting, complice de Manu Katché depuis de nombreuses années, fit une apparition très remarquée à l’issue du spectacle. La fête fut belle, émouvante, scintillante. Les 40 ans de "Jazz à Vienne" furent dignement célébrés ! → Le Festival Jazz à Vienne

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