L'Épopée des musiques noires - Jazz à Vienne, 40ème édition ! (1ère partie)

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La soirée africaine qui a illuminé le Théâtre antique de Vienne, le 25 juin 2021, réunissait Julia Sarr, Keziah Jones et Salif Keita. Les clameurs du public et l’enthousiasme des musiciens scellaient des retrouvailles attendues. Reportage in vivo lors de l’inauguration du 40ème Jazz à Vienne ! L’effervescence en coulisses présageait d’un moment intense de musique. Après des mois de confinement lié à la crise sanitaire, la joie de remonter sur scène était palpable pour tous ces artistes privés d’applaudissements pendant si longtemps. C’est la voix harmonieuse de la chanteuse sénégalaise, Julia Sarr, qui résonna la première dans le fameux Théâtre antique de Vienne. Particulièrement bien épaulée par des instrumentistes de talent, Stéphane Édouard (percussions), Alioune Wade (basse), Fred Soul (piano), la rayonnante interprète parvint, avec cœur et sensibilité, à susciter les acclamations nourries des spectateurs enchantés de pouvoir à nouveau fredonner et taper des pieds et des mains. C’est l’Afrique dans sa diversité culturelle que proposaient les programmateurs de "Jazz à Vienne" ce 25 juin 2021. Le chanteur et guitariste nigérian Keziah Jones, dont nous attendions des nouvelles depuis des mois, nous rassura sur sa capacité à captiver les foules. S’il lui fallut dix bonnes minutes pour retrouver ses marques sur la scène de "Jazz à Vienne", le simple fait d’entonner Beautiful Emilie, l’un de ses grands classiques issu de l’album Black Orpheus paru en 2003, suffit à faire bondir fans, photographes et journalistes dans un même élan. Keziah Jones avait, de surcroît, réservé une petite surprise à ses admirateurs français en invitant le danseur et chorégraphe Qudus Onikeku dont les prouesses acrobatiques firent l’unanimité. Tant de créativité et de fougue méritaient bien un rappel et, dans une certaine improvisation candide, Keziah Jones et ses musiciens offrirent aux festivaliers une version du classique de Bob Dylan, All along the watchtower, que Jimi Hendrix n’aurait pas renié. Vint enfin le maître… Salif Keita, bien déterminé à souffler un vent d’optimisme, voulait clairement appeler l’espoir et croire en un avenir débarrassé du virus. Pour autant, ses convictions et son esprit frondeur n’oubliaient d’interpeller son auditoire sur le sort des albinos en Afrique, l’un de ses combats quotidiens, et si légitime. Pendant une bonne heure, la voix d’or du Mali s’éleva dans les airs comme une incantation, certes fort rythmée, à plus de tolérance et de respect. Charmé par tant de force expressive, le public ne voulait plus quitter les lieux et n’aurait pas boudé quelques minutes supplémentaires de célébration musicale. La nuit était tombée mais, dans les yeux des spectateurs, des éclats de lumière scintillaient comme autant de promesses d’un retour à la vie, à ce bonheur simple de chanter et danser tous ensemble ! → Le site de Jazz à Vienne.

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