L'Épopée des musiques noires - Jazz à Juan, 60 ans de passion musicale ! (2ème partie)

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Depuis 1960, le festival "Jazz à Juan", dans le sud-est de la France, accueille les plus éminents instrumentistes de notre temps. Bien que la pandémie ait eu raison de l’édition 2020, les organisateurs de ce rendez-vous estival majeur n’ont pas baissé les bras et ont redoublé d’efforts pour célébrer dignement 60 ans de musique vivante sur les bords de la Méditerranée. Cette année, sont venues illuminer la Pinède Gould de Juan-les-Pins, de grandes figures de "L’épopée des Musiques Noires" dont Kenny Barron, Wynton Marsalis, Kenny Garrett, entre autres, renouant ainsi avec la tradition des concerts en plein air face à des spectateurs enjoués et enthousiastes. Le 12 juillet 2021, la chanteuse Robin McKelle eut le privilège d’ouvrir la soirée en interprétant quelques extraits de son dernier album en date, Alterations, présenté comme une ode aux divas de l’art vocal, de Billie Holiday à Amy Winehouse… Ce choix artistique et ce sacré défi démontrèrent combien l’éclectisme est une force et révèle parfois la sensibilité et l’élasticité d’une voix. Notons d’ailleurs que l’émouvante version sur scène de Bridge over troubled water, certainement inspirée par l’enregistrement d’Aretha Franklin en 1971 au Fillmore West de San Francisco, reçut les ovations d’un public conquis par tant de grâce et de sentiment. Et ce n’était que la mise en bouche d’une nuit bercée par les harmonies délicates de véritables virtuoses. Quelque 90 minutes plus tard, c’est l’imposant Gregory Porter, devenu en 10 ans la coqueluche des amateurs de notes Soul-Jazz scintillantes, qui faisait se lever les festivaliers de Juan-les-Pins, dont le Prince Albert II de Monaco venu honorer de sa présence le 60ème anniversaire de "Jazz à Juan". Comme tous les autres spectateurs, il ne put résister à la voix suave et tonique du célèbre chanteur américain. Cette prestation fut la première en Europe du colosse à la voix d’or, depuis la crise sanitaire. Il ne cachait d’ailleurs pas son immense plaisir de retrouver les planches : "J’ai l’impression de revivre. C’est une résurrection d’être ici en France sur le point de monter sur scène. Nous avons tous traversé des moments particulièrement pénibles, nous avons été séparés de nos proches, nous avons dû respecter des règles qui nous ont isolés. Le simple fait de pouvoir m’exprimer à travers la musique et de vous retrouver tous est, pour moi, comme un bras d’honneur au virus. Être ensemble devrait être quelque chose de parfaitement naturel et nous devrions tous pouvoir à nouveau sourire. Je me réjouis de pouvoir communiquer à nouveau avec mes semblables et de jouir des libertés dont nous avons été si injustement privés ces derniers temps". (Gregory Porter, le 12 juillet à Juan-les-Pins, au micro de Joe Farmer) Lorsque le héros du jour salua son auditoire après une version épique du brûlot 1960 What !, une jubilation irrépressible nous étreignit soudain. Les frissons étaient revenus, le simple plaisir d’acclamer un artiste et de sentir le souffle du bonheur nous envahissait. La vie d’avant le virus semblait à nouveau possible ! → Le Festival "Jazz à Juan"

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