24 mai 2021 : Commentant le « pacte démographique » présenté par François Bayrou, la presse a estimé qu’il reposait sur l’immigration, davantage que sur le redressement de la natalité. Depuis, le Haut-Commissaire au Plan, a corrigé le tir.

 
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A une délégation de sénateurs, François Bayrou a soutenu que la natalité était la voie la mieux indiquée et que les apports migratoires n’étaient envisageables que « limités, régulés et réfléchis ». Autrement dit, face au déficit de naissances que connaît la France depuis dix ans, et que la pandémie n’a fait qu’aggraver, la priorité est à une politique familiale renforcée et, en second lieu, à une politique migratoire dûment encadrée.

Ainsi que nous l’avons rapporté lundi dernier 17 mai, ce qu’a dit le pape François lors des Etats généraux de la Natalité en Italie va dans le même sens. A ceci près qu’il souligne régulièrement la nécessité de repeupler les berceaux et, « en même temps », d’accueillir les personnes migrantes. Mais pas dans n’importe quelles conditions. Là encore, je renvoie à son discours d’octobre 2017 sur l’avenir de l’Europe

« Devant le drame des réfugiés en particulier, dit le pape François, on ne peut pas oublier le fait qu’on est face à des personnes, qui ne peuvent être choisies ou rejetées à volonté en fonction de logiques politiques, économiques, voire religieuses. Toutefois, ce n’est pas en contradiction avec le droit que détient chaque autorité gouvernementale de gérer la question migratoire (…) Chaque dirigeant doit tenir compte tant de la nécessité d’avoir un cœur ouvert que de la possibilité d’intégrer pleinement ceux qui arrivent dans le pays, au niveau social, économique et politique. On ne peut imaginer le mouvement migratoire comme un phénomène sans critères ni règles, mais on ne peut pas non plus ériger des murs d’indifférence ou de peur. Les migrants, quant à eux, ne doivent pas négliger le profond devoir de connaître, respecter et même assimiler la culture et les traditions de la nation qui les accueille. »

On sait qu’il est difficile d’assurer la pleine intégration. L’Etat ne peut pourvoir à tout. Nous n’avons jamais eu aussi fortement besoin du concours des personnes, des associations, des paroisses. Le diocèse de Paris ouvrira en septembre la maison Bakhita, dédiée à l’accueil et à l’intégration. Ce sera le couronnement d’un foisonnement d’initiatives. Parce qu’il nous a quittés le 11 mai dernier, je souhaite saluer la mémoire d’un cousin et ami. Vincent Staub a créé en 2016 avec sœur Marie-Jo Biloa l’association Solidarité Notre-Dame de Tanger. Elle tient permanence dans le sous-sol de l’église Notre-Dame des Foyers, dans le XVIIe arrondissement, accueille et scolarise les jeunes exilés non pris en charge et les familles migrantes avec enfants. Vincent repose aujourd’hui à Carnac, au côté de sa fille Cécile. Il a mérité son repos. Mais nous, nous n’avons pas encore mérité le nôtre.

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