17 mai 2021 : Enfoncés plus que jamais dans l’hiver démographique, les Italiens prennent au sérieux le risque d’extinction de l’Italie.

 
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A l’initiative du Forum des associations familiales Rome a été le théâtre samedi dernier des premiers Etats Généraux de la Natalité, avec l’appui du président du Conseil Mario Draghi et le concours du pape François.

Au sein de l’Union européenne, créditée d’un taux de natalité parmi les plus faibles du monde, l’Italie demeure à la traîne avec de nos jours 1,24 enfant/ par femme. Avec 404 000 naissances enregistrées en 2020. La fécondité y est en chute libre depuis 1965. La première grossesse intervient toujours plus tard, pas avant 32 ans. Le recul en Espagne, avec 1,26 enfant / par femme, est plus récent. En France, la jauge est de l’ordre de 1,88 enfant / par femme.

Et voilà que la pandémie accentue la déclivité. On parle même d’un « baby-flop ». En Italie, les naissances ont reculé de 21,6 % en décembre 2020 par rapport à décembre 2019. « C’est comme si, a déclaré le pape François, disparaissait chaque année une ville de deux-cent mille habitants. » Le successeur de Saint-Pierre avait sonné l’alerte en octobre 2017, quand il pressait les Européens fatigués de retrouver la valeur de la personne humaine, de la communauté, des liens qui associent et qui libèrent, et de la solidarité.

Mais dans le monde réel où nous vivons, toute communauté, y compris la famille, est travaillée par le déni du lien et de la réciprocité des droits, par l’individualisme et le primat de la réussite matérielle. Tant et si bien, déplore le pape François, que l’enfant apparaît comme un obstacle susceptible « d’entraver les aspirations personnelles de chacun ». « Comment, poursuit-il, est-il possible qu’une femme se sente honteuse du plus beau cadeau que la vie puisse offrir ?»

C’est possible quand une société est insensible à ce qui se donne, à celles et ceux qui donnent, une société où la priorité est de convoiter, prendre, jouir et accumuler.

A vivre sans autre perspective que le jour d’après, à s’enfoncer sans éclat dans l’auto-extinction, un pays est privé de l’électrochoc qui pousse à reconstruire, à se projeter et à donner le jour. En appelant à la solidarité, le pape François plaide pour des politiques familiales à la hauteur. Mario Draghi a fait un pas en ce sens. A partir de cet été, le régime des allocations familiales bénéficiera à tous les Italiens, y compris les indépendants, avec un budget de 21 milliards d’euros, soit un bond de 30%. Il nous tarde d’entendre bientôt chanter « Bambino, bambino… »

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