27 mai 2021 : Le détournement dimanche dernier sur ordre du président Loukachenko d’un avion de ligne sommé de se poser à Minsk pour permettre à sa police d’intercepter le jeune Roman Protassevitch, l’un de ses opposants, a mobilisé l’attention

 
Partager
 

Série archivée ("Flux inactif" status)

When? This feed was archived on July 02, 2021 09:08 (25d ago). Last successful fetch was on May 31, 2021 08:06 (2M ago)

Why? Flux inactif status. Nos serveurs ont été incapables de récupérer un flux de podcast valide pour une période prolongée.

What now? You might be able to find a more up-to-date version using the search function. This series will no longer be checked for updates. If you believe this to be in error, please check if the publisher's feed link below is valid and contact support to request the feed be restored or if you have any other concerns about this.

Manage episode 293439749 series 1390240
Par Radio Notre Dame, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.

Le détournement dimanche dernier sur ordre du président Loukachenko d’un avion de ligne sommé de se poser à Minsk pour permettre à sa police d’intercepter le jeune Roman Protassevitch, l’un de ses opposants, a mobilisé l’attention. C’était l’occasion de dénoncer, en arrière-plan, le régime tout aussi autoritaire de Vladimir Poutine, son puissant allié.
Minsk est à deux mille kilomètres de Paris. C’est moins éloigné que Pékin, distant de huit mille kilomètres. Pourquoi Pékin ? Parce que ce même dimanche de Pentecôte le pape François présidait la prière pour l’unité des Chrétiens en Chine, la Chine aux mains d’autocrates dont le pouvoir repose sur le contrôle. Pas sur la confiance.
Quelques jours plus tôt, le 17 mai, avait été nommé le nouvel évêque de Hong-Kong, le père jésuite Chow Sauyan.
Que s’est-il passé entretemps ? Les 20 et 21 mai, les autorités chinoises ont fait arrêter l’évêque de Xinxiang, Mgr Zhang Weizhu, sept prêtres et dix séminaristes. Autant dire, un camouflet. Ce camouflet a un précédent. En octobre 2020, alors que le Vatican et Pékin venaient de reconduire l’accord signé en 2018 sur les conditions de nomination des évêques, la police chinoise avait arrêté des prêtres, religieuses et séminaristes de la province de Hebeï.
Nommé évêque en 1991, Mgr Zhang Weizhu n’est pas reconnu par les autorités chinoises. Il s’abstient de rejoindre l’Association Patriotique des Catholiques Chinois, il ne fait pas allégeance au Parti Communiste.
En dépit de l’accord de 2018, la réciprocité n’est pas respectée. Rome est de velours, Pékin est de fer. Depuis 2018, Rome a reconnu sept évêques en cour, ceux de l’Association patriotique, et, en contrepartie, les évêques de l’Eglise souterraine ont été priés de s’effacer.
Pour Xi Jinping, prier et informer constituent un trouble à l’ordre public, favorise des intérêts étrangers. D’où sa campagne de « sinisation » qui l’autorise à faire réécrire les Ecritures. En témoigne la traduction officielle de la parabole de la femme adultère selon laquelle la lapidation serait conforme à la loi !
Les catholiques chinois souffrent des discriminations qu’induit le contrôle social. Et ils ne peuvent pas compter sur le contrepoids de Rome. Il serait peut-être temps que le pape François examiner la validité du « pari chinois » engagé depuis 2018.
Car j’entends d’ici Winston Churchill se retourner dans sa tombe de Bladon, et se retenir d’interpeller le successeur de Pierre : « Vous avez voulu la pacification au prix du déshonneur. Vous aurez le déshonneur et la guerre. »

772 episodes