Le Festif! Jour 3, 4 et 5: Tout pour le rock

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Par CHYZ 94,3, Le Festif! Jour 3, and 5: Tout pour le rock, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
Crédit photo : Jay Kearney Notre aventure au Festif se poursuit pour trois autres journées! Deux programmes doubles étaient au menu pour la journée de vendredi, une programmation plus éparpillés nous occupait pour l'avant dernière journée de festivités, tandis qu'une fin de festival s'est avérée très rock pour un dimanche soir. Voici donc notre compte-rendu pour les trois dernières journées de notre couverture médiatique au Festif de Baie-Saint-Paul.

Jour 3

Flore Laurentienne Il y a des événements marquants où l’on se doit d’être présent. Entendre Flore Laurentienne performer sur le bord du Fleuve St-Laurent fait parti de ces moments que l’on se souviendra longtemps. Installés sur la scène du Quai de Baie St-Paul, les musiciens sous la magnifique direction de Mathieu David Gagnon nous ont fait vivre de grandes émotions. Accompagnés par un quatuor à cordes remarquables les claviéristes de la formation nous ont démontré leur impressionnante agilité. L’acoustique naturelle du lieu nous a permis d’avoir accès à toute les subtilités des compositions. Recevoir Fleuve no 1 et l’entièreté du premier album du projet instrumental devant sa source d’inspiration première est sans aucun doute un des grands spectacles de cette édition du Festif! Par Guillaume Pepin Les Shirley En s'introduisant sur scène avec Darude Sandstorm, les Shirley ne pouvaient pas nous décevoir. Le power trio féminin s'assume complétement dans leur rock'n'roll et leur énergie est très contagieuse. Un.e « shirley » c'est une personne sympathique, qui sait comment fêter. Trois « shirleys » ensemble sur scène, c'est un groupe flamboyant, festif et enveniment, qui sait comment « rocker » ! Comme dirait notre directeur technique, Guillaume Michaud, les Shirley pourraient remplacer Blink-182 sur les Plaines n'importe quand et la foule serait émerveillé. Nous avons eu la chance d'avoir une entrevue avec elles avant leurs performances : https://www.mixcloud.com/CherieJarrive/entrevue-avec-les-shirleys/ Par Félix Duchesne The Planet Smashers Les géants du ska des années 2000 ont eu la lourde tâche de fouler la scène imédiatement après la cuisante performance des Shirleys. Mais tout le monde savait que c'était déjà mission accomplie. La formation montréalaise connait déjà très bien le Festif et possède une expérience scénique de presque trente ans. Et ça paraît! Leur musique punk agrémentée d'un saxophone et d'un trombone servait aux fans de musique une dose de « party » dont plusieurs avaient besoin. Leur immense succès Surfin' in Tofino fut évidemment le clou de leur spectacle qui clôturait une soirée de rock puissant, fumant et assumé. Par Félix Duchesne Jesuslesfilles Après 10 ans d'existence, Jesuslesfilles nous ont offert cette année leur 4e album L'heure idéale, cela n'a pas empêché la troupe montréalaise de jouer les pièces les plus marquantes de leurs précédents albums : Une belle table, Le grain d'or et Daniel. Le groupe avait la lourde tâche de réchauffer les planches pour Corridor, un défi relevé avec brio. L'énergie contagieuse de Yuki, les prises de paroles moqueuses de Benoît Poirier et de Martin Blackburn ont rapidement créé une atmosphère propices à la fête ! Le rock brut du groupe accompagnait parfaitement le décor industriel de la bétonnière. En effet, 9 voitures blanches écrapouties, placées derrière le groupe reflétaient parfaitement le jeu de lumière particulièrement bien réussi, sans parler de l'ÉNORME BOULE DISCO accrochée à une grue qui surplombait la foule. VIVE LE ROCK ET LE BÉTON ! Par Gabryel Arcand [caption id="attachment_59594" align="aligncenter" width="552"] Crédit photo : Gabryel Arcand[/caption] Corridor C'est devant une pleine lune complète que le quintette montréalais a amorcé leur concert. Encore une fois, les membres du groupe se sont surpassés sur scène et ont offert un show de boucane à la foule. J'ai de la difficulté à croire que le groupe allait avoir encore de l'énergie pour le deuxième spectacle qu'ils allaient offrir plus tard le soir même. En gardant pour toute la fin la pièce Domino, Corridor a construit une tension incomparable qui fut relâchée sans gêne par une foule déjà dansante, et ce dès les premiers accords du titre. Toujours aussi frappante, leur tonalité unique rebondissait partout sur le décor métallique qui les entourait, une acoustique bien particulière à la scène de la bétonnière. Par Gabryel Arcand [caption id="attachment_59597" align="aligncenter" width="349"] Crédit photo : Gabryel Arcand[/caption]

Jour 4

Mon Doux Saigneur C'est au soleil levant que la troupe d'Emerik St-Cyr Labbé on accueillit, à 4h45, les spectateurs et spectatrices emmitouflés et café à la main. Derrière eux, des moutons et des vaches à poil long, un des plus beaux paysages choisit par l'équipe du festif. Bien installer dans nos « beanbags » et couvertures, la formation de la Montérégie a offert une prestation tout en douceur pour leur premier matin. Malgré une température froide, un petit vent frisquet et une courte nuit, Mon Doux Saigneur tout en sourire a assuré leur rôle de réveille-matin à merveille, chose qu'Emerik aurait sans doute « choqué » si le reste du groupe ne l'avait pas accompagné sur les planches. La température froide n'a pas empêché le batteur Mandela Coupal Dalgleish, d'assurer le rythme plus « smooth » qu'à l'habitude malgré qu'il dû à quelques reprises s’asseoir sur ses mains pour les réchauffer. Un beau tour d'horizon avant de terminer le spectacle avec la pièce éponyme avant d'aller se recoucher. ;) Par Gabryel Arcand [caption id="attachment_59598" align="aligncenter" width="555"] Crédit photo : Gabryel Arcand[/caption] The Weather Station Ils sont sur la courte liste du prix Polaris avec leur dernier album Ignorance, paru en février dernier. D’abord campé dans l’indie folk, le projet torontois est en activité depuis 2009. Malgré tout, c’est quasi-incognito que The Weather Station a entrepris le début de sa tournée au Festif, très loin de la maison et de leur zone de confort. Heureusement, il y avait le fleuve, les goélands et le soleil pour redonner du souffle à la charismatique chanteuse Tamara Lindeman. Une voix vibrante, un regard hypnotisant et un concert d’une simplicité désarmante ont été la recette de ce parfait matin sur le quai. La lumière dans le regard des spectateurs et spectatrices laissaient deviner qu'on avait affaire à l'un de ces moments uniques, créés par l'alignement parfait des éléments. Par Émilie Rioux The Blaze Velluto Collection Suite à une baignade improvisée entre les deux performances offertes à la scène Solotech, site de la Maison Abandonnée, The Blaze Belluto Collection ont bien fait danser celleux présent.es. Le côté plus country de Blaze Velluto est ressorti à travers la sélection de chansons offertes au public : M. Coyote, Morning Dew et la chanson titre de son premier album Weatherman. Son plus récent opus We Are Sunshine fut entre autres introduit par le lancer de la carotte pour la très enjouée The Rabbit Song. Le niveau de technique musicale de celleux qui accompagnaient Blaze était particulièrement impressionant, avec Sheenah Ko au clavier, Jean-François Colin-Marcoux à la batterie, Guillaume Chiasson à la basse et Little Miss Roy à l'accompagnement vocal. L'esthétique « kitsch » et « vintage » que ce groupe propose est très bien ficellé et leur spectacle est à voir le plus tôt possible! Par Félix Duchesne [caption id="attachment_59599" align="aligncenter" width="568"] Crédit photo : Jay Kearney[/caption] Choses Sauvages Pour clôturer notre soirée du samedi soir, nous avions Choses Sauvages à l'horaire. La scène située sur Jean-Talon se trouvait bien au centre de Baie Saint-Paul. La force quintuple accompagnée de Samuel Gemme pour le prochaine album a livrée une performance haute en couleur, en improvisation musicale et même en escalade! Et oui, le chanteur Félix Bélisle a monté dans les échafaudages de la scène pour avoir le même effet que l'épée de Damoclès. Un spectacle passionné, coloré et dansant fut le dernier pour plusieurs, alors que la journée de dimanche s'annonçait pluvieuse. Le lancement d'album Choses Sauvages II sera le 12 novembre prochain à Québec, ça vaut absolument la peine de réserver sa place! Par Félix Duchesne [caption id="attachment_59600" align="aligncenter" width="580"] Crédit photo : Jay Kearney[/caption] Alex Burger Alex Burger et toute sa troupe - Les Prix Staff - ne pouvaient rêver d’une meilleure finale pour leur tournée estivale qu’un concert à Baie-St-Paul, une ville où le chanteur a performé à plusieurs reprises depuis 2015, alors au sein de la regrettée formation Caltâr-Bateau. C’est donc devant un public conquis que le cowboy maskoutain a enchaîné les hits tirés de son plus récent record Sweet Montérégie, soutenu de son groupe d’amis fidèles toujours aussi musicalement solide. Du country au rock n’ roll, en passant par une incartade de podorythmie, l’ex-vainqueur du Cabaret de Festif de la Relève a démontré qu’il a fait bien du chemin depuis les shows surprise au dépanneur du coin. Parés de leurs plus beaux atours, les membres du groupe ont soulevé la foule avec les vers d’oreille Plus grande que nature, La randonnée, J’prend ça pour du cash, ainsi que quelques incontournables tirés de son premier EP À M’en Donné. Alors que le pénombre commençait à envahir la cours à Sacha (où était présenté le concert devant une marée de chaises Solair), le deuxième set s’est magnifiquement terminé avec une inoubliable version duo de la pièce Dormir sur ton couch. Les voix de Burger et de Lou-Adriane Cassidy – recrutée spécialement pour la tournée - s’entremêlent parfaitement entre les harmonies pour réchauffer notre cœur avant que celui-ci reparte à l’aventure. Par Émilie Rioux Michel Rivard Michel Rivard en a ébloui plusieurs samedi soir, à la scène très campagnarde du Bas de la Baie. Les bottes de foin et les pit à feu étaient parfait pour l’ambiance que ce monument de la chanson québécoise voulait créer. En guise d’introduction, le présentateur a annoncé Rivard comme étant un artiste qui œuvrait depuis seulement 35 ans. Avec humour, le chanteur, comédien et humoriste s’est permis de remettre les pendules à l’heure en mentionnant qu’il performait désormais depuis plus de 50 ans! Dans une mise en scène minimaliste et accompagné de seulement trois guitares, il nous amène dans son univers de chansons de feux de camp comme il se plait lui-même à nommer son style. Rivard nous a énormément jasé entre chaque chanson, sa formation de comédien était mise à profit lorsqu’il expliquait l’histoire de ses compositions ou encore racontait une bonne anecdote. La foule écoutait avec attention chacune de ses interventions et se plaisait à chanter avec lui ses succès solo mais aussi les grandes chansons de l’époque de Beau Dommage. Eh oui! On peux dire qu’on a vu Michel Rivard en show! Par Félix Duchesne et Guillaume Pepin [caption id="attachment_59601" align="aligncenter" width="366"] Crédit photo : Caroline Perron[/caption]

JOUR 5

Men I Trust C’est avec fébrilité que Emma et les musiciens de la formation Men I Trust ont commencé leur spectacle à la petite scène de la Virevolte dimanche dernier. Visiblement fier d’être enfin présent au Festif! et de jouer en sol québécois devant leurs amis. Et hop! Très à l’aise, on salue au passage Gabrielle Shonk qui entre sur le site en plein milieu de leur hit Tailwhip. Après nous avoir appris qu’un album était pour sortir dans exactement un mois, Men I Trust nous lance des extraits surprenants de cette prochaine galette. Sous un soleil qu’on attendait plus, le groupe formé à Québec, à ensuite enfilé leur nombreux singles de manière convaincante. Plus assurés qu’il y a quelques années, on sent qu’ils ont maintenant beaucoup de tournée derrière la cravate et on apprécie de voir leur complicité tout au long du spectacle. Par Guillaume Pepin [caption id="attachment_59602" align="aligncenter" width="481"] Crédit photo : Jay Kearney[/caption] Paul Jacobs Le chanteur de Pottery en a surpris plus d’un avec des sonorités garage pour ouvrir la soirée de rock psychédélique du dimanche soir. Entre l’énergie slacker 90’s et l’influence d’un son aux inspirations britannique, Paul Jacobs nous est arrivé avec un style qu’on n’avait pas encore entendue à cette édition du Festif! Grand bien se fasse, la foule a embarqué dans cet univers dès les premières compositions et les «head bangers» de ce monde ce sont laissé aller à cœur joie, et ce, malgré une performance un peu statique de la part des musiciens. On a eu droit à des versions bien sentis entre autres de Cherry, Half Rich Loner et Dancing with the Devil, où la distorsion s’invitait volontiers plus que sur son premier album Pink Dogs on the green Grass, sorti en avril dernier. Première performance depuis la sortie de l'album on n'a jamais senti que les musiciens en était à leur début de tournée. Par Guillaume Pepin TEKE :: TEKE L’édition 2021 du Festif! s’est terminée avec une des plus grandes performances de la semaine avec le groupe surf rock et psychédélique montréalais TEKE :: TEKE. La formation s’est faite remarquer au fil des années grâce à leur performance théâtrale hyper énergique et au charisme de chacun de ces membres mais surtout de la leader Maya Kuroki. Formation rock aux multiples influences, ils n’ont pas hésité à nous plonger dans leur univers japonais dès l’introduction du groupe à l’aide d’un personnage typique masqué. Sans jamais renier des sonorités traditionnelles, les musiciens performent dans une esthétique bien actuelle où les guitares « noise » viennent s’ajouter aux flûtes de la musicienne Yuki Isami. Cette mixité des genres a dû en dépayser plus d’un dans l’assistance mais visiblement a réjouie la majorité qui se laissait surprendre avec attention à chaque nouvelle composition. Il en a fallu de peu pour ne pas se rendre à la fin du « set-list », la pluie arrivant deux chansons avant la fin! Les membres de TEKE :: TEKE, se laissant influencer par la foule galvaniser, ont terminé le spectacle sous quelques gouttes de plus en plus pressantes, ne nous laissant aucunement sur notre faim. Par Guillaume Pepin [caption id="attachment_59603" align="aligncenter" width="549"] Crédit photo : Jay Kearney[/caption]

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