[Podcast] (Ep. 1) Bienvenue et présentation

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podcast de bienvenue au blog bassistepro

Bonjour à tous et bienvenue dans ce podcast du Blog BassistePro.com

Chers lecteurs, j’inaugure avec ce post mon tout premier podcast.

Pourquoi un podcast ?

Je pense aux plus pressés d’entre vous qui n’ont pas le temps de lire les chroniques, articles en entier ou même de les lire tout court. 🙂

Vous pourrez grâce aux podcasts du blog bassistepro.com écouter les articles lors de vos déplacements en voiture, en métro, en train ou tout ce que vous voulez, et découvrir ainsi les meilleurs exercices musicaux -à la guitare basse- des chroniques de livres musicaux exigeants mais aussi des interviews avec des professionnels de la musique, que ce soit des musiciens que j’ai pu accompagner à travers le monde, des collègues, des amis ou tout simplement des bassistes de renommée et de talent.

Je pense vraiment qu’écouter des podcasts pendant nos temps de déplacement est un des meilleurs moyens de gagner du temps tous les jours.

Ceci est mon tout premier podcast alors s’il vous plaît je vous demande d’être indulgent.
Tous commentaires et feedbacks seront très appréciés.

J’ai la chance et le privilège d’être en relation avec énormément de bassistes talentueux et bienveillant, si vous souhaitez que le blog BassistePro.com réalise une interview d’un de vos bassistes préférés, n’hésitez à le mettre en commentaire.

Allez c’est parti, on y va !

Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez au Blog BassistePro.com
D’ici là, bonne écoute, bon groove et… GROOVE LIKE A PIG

– APPRENDRE LA GUITARE BASSE AVEC UN PRO –
GROOVE LIKE A PIG

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Transcription texte du podcast de bienvenue et de présentation

Bonjour est bienvenue dans ce tout premier podcast du blog bassistepro.com

Je souhaite d’abord me présenter

Je m’appelle Johann Berby, je suis réunionnais, je viens donc de l’île de la Réunion pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore ce petit bout de paradis sur terre.

Comment ai-je commencé la musique ?

Avant d’être bassiste et musicien, j’étais danseur pendant 12 ans. Je rêvais depuis ma plus tendre enfance de devenir un musicien à cause de Michael Jackson, mais mes parents préféraient que je fasse de la danse au lieu de faire de la musique. Du coup, j’ai commencé la guitare basse à l’adolescence, mais la musique a toujours été dans mon sang et mon esprit, je l’ai vécu à travers la danse.

J’ai commencé l’apprentissage de la guitare basse à l’âge de 17 ans à Maubeuge chez les ch’ti. Je ne viens pas d’une famille d’artiste, malheureusement. D’ailleurs, pour le moment, je suis le seul artiste de la famille. Mon père était monteur mécanicien et ma mère assistante familiale.

Je suis devenu musicien professionnel à l’âge de 21 ans, et je voyage à travers le monde pour accompagner des artistes tous style confondu depuis que j’ai 22 ans.

J’ai commencé la guitare basse à l’adolescence en autodidacte avec des groupes de garage. Avec ces groupes nous écoutions essentiellement du métal et du rock, des groupes comme Korn, Soufly, Sepultura, Deftones, Machine Head, il y avait aussi les Red Hot Chilly Peppers, Limp Bizkit, Lofofora, Pleymo, Mass hysteria, Soft Machine, MUSE, Oneyed Jack, enfin bref tout un tas de groupe, je me rappelle de MUSE aussi (rires), enfin bref ..tout un tas de groupes où la musique bouge bien et où les lignes de basses sont assez challenges à jouer quand on est bassiste débutant.

Donc c’était quand même super (rires), cette période, c’est un super souvenir et c’est justement
l’une des choses les plus importante en fait à mon sens. Il faut que ça bouge il faut que ça groove que tous les musiciens d’un groupe réuni ne fasse qu’une seule entité musicale !

Et c’est vraiment l’une des choses qui me séduit le plus dans le rock, la funk, les musiques d’Afrique et dans d’autres genres musicaux.

Mes études musicales

Après avoir joué du métal et écumé toutes les scènes du nord pas de calais, en fait du haut de France (rires) pendant 1 an, j’ai commencé à m’ennuyer dans les groupes dans lesquels je jouais.

Je trouvais que je faisais toujours la même chose, et bien souvent dans les mêmes tonalités c’était vraiment pas marrant (rires) ni même créatif au bout d’un moment. Du coup j’ai essayé quelques professeurs de basse jusqu’à ce que je rencontre Eric Plantain, qui est devenu mon maître à la guitare basse et qui est devenu un bon un ami.

J’ai pris des cours particuliers, à raison d’une fois par semaine avec lui si ma mémoire est bonne,
et en tout cas en 3 mois de cours avec lui c’est comme si je jouais de la basse depuis 4 ans, vraiment les progrès que j’avais alors réalisés étaient vraiment énormes, c’était incroyable, tant sur l’instrument qu’en théorie de la musique dont je n’avais entendu parler de toute ma vie avant ma rencontre avec Eric en fait (rires). Voilà…

C’est suite à ma rencontre avec Plantain, que je me suis intéressé beaucoup plus à la musique classique, et au jazz et après, bien plus tard aux autres musiques dans le monde.

En suivant ses conseils je me suis inscrit dans un centre de musiques actuelles pour suivre une formation professionnelle.

Ce centre s’appelle le CMA. Du coup cette école m’a fait découvrir l’harmonie, les concepts autour de ça, et franchement waouh c’est vraiment un truc de fou, c’était un nouveau monde en fait qui s’ouvre à moi j’étais aux anges (rires), je suis encore rempli d’émotions quand j’y pense (rires) mais c’est waouhhh (rires).

En parallèle, j’ai réussi à rentrer à l’école nationale de musique de Valenciennes en classe de contrebasse classique, ce qui m’a permis d’apprendre à lire la musique, à reconnaître les notes de musique et à m’intéresser d’avantage à l’orchestration et à l’écriture musicale.

À cette même époque, j’ai passé une audition à Maubeuge avec tous mes amis musiciens pour rejoindre une formation d’un an à raison d’une séance par mois avec Vincent Ségal qui était d’ailleurs à cette époque le bassiste et violoncelliste de Matthieu Chedid, plus connu sous le nom de -M-.

Avant de m’inscrire pour cette résidence d’un an, j’avais déjà eu l’occasion de voir Ségal sur scène à la Luna à Maubeuge avec -M- mais je n’avais pas du tout aimé ce concert, je trouvais que Vincent était très froid sur scène, en plus, il faisait un peu la tête parce que les jeunes de Maubeuge pogoter sur les chanson de Mathieux Chedid.

Ma première impression n’était donc pas positive, mais comme je souhaitais réellement m’améliorer et surtout améliorer mon jeu de basse, je me souviens mettre dis qu’il fallait que je m’inscrive à cette résidence d’un an, et qu’au pire, si vraiment je n’aime pas ce que l’on y fait pour une raison x ou y, et bien d’arrêter directement et tout simplement ! (rires)

L’audition d’entrée pour la résidence s’était très bien passé, sauf que j’étais arrivée très en retard. Vincent m’avait posé tout un tas de question sur la musique, ce que j’écoutais à ce moment là, et ce que je travaillais. Il m’a ensuite demandé de jouer au pied une clave cubaine 2-3 (tac tac – tac tac tac – tac tac – tac tac tac) et de jouer une ligne de basse par dessus, ce que j’ai immédiatement fait !

Et en fait, sans le savoir, je venais à l’instant de réussir le test d’entrée pour la résidence d’un an. C’était complètement génial, waouw champagne !

C’était complètement génial ! Waouh champagne ! C’est vraiment un super souvenir ça aussi (rires).
J’étais super méga content, ma maman était très fière de moi et continuait de m’encourager.
Vous imaginez en plus grandir à Maubeuge qui est quand même un bled paumé chez les cht’is (rires) et réussir une audition pour étudier pendant un an une fois par mois avec un des meilleurs musicien français et tous ses amis ! Ça a été super encourageant : vraiment ça j’en garde un souvenir extrêmement positif.

C’est aussi l’une des chose que j’enseigne à mes élèves, peu importe d’ou on vient, rien n’est jamais scellé dans la vie, il faut avoir un bon état d’esprit, être un bon bosseur, rester généreux et humble, ensuite les portes s’ouvriront quand elle devront s’ouvrir (rires). 🙂 On veut toujours aller plus vite (rires). Il faut laisser le temps faire les choses.

Pour revenir à la résidence, lors de cette résidence musicale d’un an, Vincent venait chaque mois avec un nouveau guest (pardon), avec un nouvel invité (pardon). Il y avait bien évidemment Seb Martel, Dj Shalom, Sarah Murcia,.. ben oui il y avait aussi Cyril Atef forcément (rires). Et nous avions tous découvert d’ailleurs Ibrahim Maalouf à cette époque là, qui n’était pas encore la superstar qu’il est aujourd’hui, donc ça c’est un super souvenir aussi. J’entends par là qu’il était connu mais que dans un petit circuit de musiciens pro, et non du grand public comme il l’est aujourd’hui. Vraiment ça j’ai pu suivre son évolution, c’est quand même quelque chose d’incroyable, tous mes respects pour ce Monsieur.

Je peux aisément dire que cette rencontre (avec Vincent Ségal) à changé ma vie à tous jamais ! À un tel point qu’à l’heure où je vous parle, je suis toujours à l’affût de ce que fais Vincent et je me régale toujours de sa musique qui n’a de cesse de m’inspirer.

Et pour les copains en plus, Vincent a réussi à ouvrir notre état d’esprit musical et a nous démontrer de nombreuses fois l’importance de s’intéresser aux autres cultures dans le monde, la force que cela donne à un musicien et tout ce que ça apporte de positif et de riche dans un projet en fait. Voilà… et tout simplement j’ai envie de dire vive le métissage musical (rires).

Voilà, je vous rappelle encore une fois qu‘on vivait tous à Maubeuge, et que pour ceux et celles qui ne connaissent pas Maubeuge , je vous invite à aller voir sur Google, vous ne serez pas déçu du voyage (rires).

En tout cas, tout ça pour dire que pour moi, la nécessité d’avoir une culture la plus large possible et de l’améliorer constamment en la complétant par exemple en voyageant est devenu quelque chose de vital, je n’arrive pas à imaginer ma vie autrement.

Par exemple acquérir de la connaissance auprès d’un maître, de valider et compléter cette connaissance sur scène, en ayant de l’expérience, et de compléter cette connaissance lors de voyage, pour moi c’est mille fois plus intéressant, très personnel, mais quand même mille fois plus intéressant que de faire n’importe quelle grande université musicale.

Certes, on a pas de diplôme à la fin, mais on a beaucoup de chose à raconter humainement, et émotionnellement donc musicalement (rires).

Mon parcours professionnel

Je vais vous parler un petit peu de mon parcours professionnel, comme c’est un podcast de présentation, et que je souhaitais vraiment me présenter à vous.

Je suis arrivé à Paris, du coup, quand j’avais à peine 20 ans.
Je suis venu tout simplement parce que c’est la capitale et comme beaucoup d’artistes et de musiciens j’espérai que ma carrière décolle en habitant là bas, youhouuuuu (rires).

Mais quelques mois auparavant -donc là c’est moins drôle- ma famille et moi venions de perdre mon petit frère Sébastien, qui était âgé à peine de 17 ans, décédé noyé en région parisienne, donc je dois vous avouer que de venir vivre à Paris, a été pour moi une bataille mentale et psychologique.

Mes parents en plus étant en plein divorce à ce moment là, j’étais livré à moi-même dans cette jungle parisienne, et de plus n’ayant ni ami ni famille à Paris, je me sentais vraiment seul dans cette grande ville froide où les gens ne se disent même pas bonjour dans la rue, donc bon… enfin bref (rires), tout le monde connaît Paris (rires) pour sa chaleur humaine (rires).

J’ai eu énormément de galères d’argent pendant presque 2 ans, je ne pouvais compter que sur moi même, j’avais moins de concerts que quand je vivais dans le nord, de la France, ça c’est indiscutable.

J’ai dû jouer dans la rue avec ma contrebasse et faire tout un tas de choses assez humiliantes pour espérer avoir quelques euros pour manger le soir même ou essayer de payer mon loyer au mieux et subvenir à mes besoins les plus élémentaires.

Et à côté de ça en parallèle j’allais dans les clubs parisiens tous les soirs pour essayer de rencontrer des musiciens et de développer un réseau professionnel ou des relations humaines en tout cas intéressantes.
Mais mon expérience des clubs parisiens à cette époque n’était pas vraiment positive ni mème constructive pour être complètement honnête.

Je n’étais vraiment pas bien dans ce milieu, je ne me sentais pas du tout à ma place : fallait être macho, jouer vite et fort, pour impressionner « youhou trop bien ».

Du coup je me suis dit « waouh mais c’est quoi ce délire qu’est ce que je fais là, est ce que je veux vraiment devenir un musicien professionnel et vivre de la musique ?»

Je voyais des gens se dire être amis et quand l’un avait à peine le dos tourné l’autre le critiquait le salissait, ils faisaient des blagues où on ne savait pas si c’était honnête ou pas.

Enfin bref je me disais « mais qu’est ce que je fais ici waouh si c’est ça le monde de la musique et si il faut faire ça pour percer, avancer, espérer faire une carrière de musicien accompagnateur, je veux plus jamais faire de musique dans ma vie, c’est horrible, je ne veux mème plus en entendre parler, et je ferai autre chose » (rires).

Dans ma tête à ce moment c’est exactement ce que je me disais tous les jours quand je me réveillai parce c’était une période qui était tellement dure que voilà je me disais « waouh si c’est la vie, non il faut faire autre chose » (rires), j’étais sur le point d’abandonner complètement la musique en fait.

Et un jour une artiste (Florence Comment) me contacta pour arranger son album et m’occuper (pardon) de la direction artistique et musicale de son album.

Donc il fallait en fait que j’aille en Inde pour 2 mois de travail que j’aille répéter que je dirige les musiciens en studio, bien évidemment tous frais payés, que je joue de la basse que je chante, tout ça …

Donc je me suis dit pourquoi pas parce que de toute façon il n’y avait rien d‘intéressant qui m’attendait à Paris (rires) à ce moment là. Donc soyons fous, soyons opportuniste.

Et en arrivant là bas c’est comme si une nouvelle vie ou une nouvelle chance, je sais pas, s’offrait à moi : c’était une espèce de cleanage énergétique, c’était un truc assez improbable, je sais pas comment vous expliquer en fait ce sentiment positif, chaleureux et constructif.

Parce que des fois on peut avoir la sensation que oui tout est beau quand on est en voyage, mais c’était pas ce sentiment là, parce que voila j’ai l’habitude de voyager, j’ai réfléchi dans le passé plusieurs fois à ça et c’est pas cette émotion là, c’est pas ce sentiment là en fait.

C’était vraiment genre « non il faut pas, il faut pas que j’arrête la musique » donc voilà, bien que, en plus, je ne sois pas croyant en Dieu – en plus vu le monde dans lequel on vit, enfin bref…

Mais là bas j’ai ressenti une énorme force une énergie positive qui me poussait à continuer la musique et à garder mon état d’esprit de partage et de curiosité des autres, du monde … enfin bon c’est très mal dit mais j’espère que vous comprenez ce que je veux dire (rires).

J’ai alors fait changer mes billets d’avion parce que je devais rester pour seulement 2 mois et j’ai décidé de rester pour l’intégralité de mon visa qui était de 6 mois

Et en parallèle du travail pour lequel j’étais là bas c’est à dire la direction artistique et musicale, je me suis mis à étudier tout de suite très sérieusement les musiques classiques d’Inde du nord et d’Inde du sud, parce que déjà j’étais très bien accompagné c’est à dire que dans l’équipe de musiciens dans laquelle je faisais partie il y avait Mr Guillaume Barraud qui est quand même un super grand flûtiste bansouri français que je vous invite à aller découvrir si vous ne connaissez pas.

Il y avait Sanket Naik mais il n’est pas du tout connu en France, il est très connu en Inde dans les réseaux de musique de films Bollywwod etc…

Donc, j’ai commencé de suite pam avec la bonne équipe et ça ça fait quand même une différence énorme, et (rires) voilà je suis pris d’émotions je n’arrive pas à trouver mes mots et à organiser du coup mes mots (rires).

Mais tout ça pour dire que… et bien (rires) c’est un avantage en fait d’avoir un entourage super positif comme ça mais surtout le gros avantage voilà c’était d’avoir un système d’apprentissage musical extraordinaire qui n’est d’autre que le système musical indien.

Si vous ne connaissez pas la musique indienne je vous invite vraiment à vous intéresser à la manière dont on apprend cette musique et surtout comment on utilise les mathématiques pour faire du rythme. C’est très mal dit comme ça mais je vous expliquerai ça au fur et à mesure parce que mon but de toute façon n’est pas de vous enseigner la musique indienne mais de vous montrer tous les points positifs qu’il y a dans chaque culture.

Vraiment je tiens à mettre un point d’honneur là-dessus parce que je me suis amusé à voyager et je continue à voyager pour ça : voilà j’adore étudier les cultures c’est différent de l’approche d’un ethnologue – ou d’un ethnomusicologe pardon.

J’étudie les systèmes de culture, leur système d’apprentissage, les grooves, les modes comment ça fonctionne, vraiment c’est une passion, et voilà j’essaye de mettre tout ce gros cafouillis de bordel de cultures (rires) dans ma guitare basse et de créer des grooves avec tout ça.

En gros c’est mon concept dit de manière très vulgaire et voilà (rires).

Pour revenir à l’Inde et à ce voyage, l’artiste pour qui je travaillais m’a alors introduit à de grands musiciens indien tels que Zakir Hussain, Sultan Khan, Hariprasad Chaurasia dont j’allais écouter gratuitement les classes de transmissions orales tous les matins où j’étais libre, ça m’a énormément aidé, ça a débloqué beaucoup de choses dans ma compréhension de la musique indienne et l’utilisation des modes, mais ça on on reparlera plus tard dans d’autres podcasts.

Ce voyage en inde m’a fait beaucoup de bien, donc vous imaginez bien vu que j’en parle avec autant d’émotions et d’enthousiasme et d’amour !

Encore une fois j’insiste : être entourés de gens positifs pour construire des choses sur le long terme c’est vraiment important, il faut vraiment faire un gros tri autour de soi, que vous soyez amateur, que vous soyez professionnel, ou que vous soyez juste un passionné, qui joue dans son garage avec ses copains, si vous n’avez pas les bons amis changez tout de suite !

Des fois il vaut mieux jouer pendant quelque temps tout seul – je dis pas qu’il faut jouer tout seul tout le temps – il vaut mieux jouer seul, de temps en temps, le temps de rencontrer les bonnes personnes plutôt que d’être toujours mal entouré et ça, ça va faire la différence dans, comment dire ça, dans la manière dont vous allez jouer votre instrument.

Parce que tout ça ça vous affecte : c’est inconscient et c’est important d’en avoir conscience pour le coup (rires) !

Tout ça pour vous dire que quand je suis rentré en France, j’ai pris une 2ème autre sage décision, c’était d’arrêter de fréquenter certains musiciens et clubs à Paris et de repartir à zéro.

Et là autre chose magique qui s’est passée : le jour où j’ai pris cette décision dans ma tête, et ben à ce moment précis, euh voilà je sais pas il s’est passé un truc de fou, ma carrière a décollé , pam ! voilà c’est magique (rires) !

Pourtant je suis vraiment pas religieux ni croyant mais en tout cas je crois en l’univers, en la nature et au karma, à toutes ces choses là. Et quand on se détache de choses, il nous arrive de belles choses et des fois on est pas prêts pour ces belles choses , et on insiste on insiste on insiste on insiste et en fait non il faut pas insister, il faut juste se détacher et c’est ce qu’on désirait tant qui vient à nous.

Je ne sais pas comment vous le dire mieux que ça (rires) !

Et aujourd’hui en tout cas je m’estime très chanceux et heureux de pouvoir gagner ma vie en accompagnant des artistes confirmés ou en développement que ce soit en live ou en studio, je m’éclate beaucoup aussi en arrangeant des maquettes et albums pour des artistes qui débutent.

Pour vous citer par exemple un peu les gens avec qui j’ai collaboré ces dernières années : j’ai eu la chance de collaborer / travailler avec : Trilok Gurtu, Shankar Mahadevan, Jan Garbarek et c’est vraiment l’un de mes saxophonistes et mélodistes préférés, ce mec est un génie, Oumou Sangaré, Yaël Naïm & David Donatien, Fatoumata Diawara, Vieux Farka Touré, Mory Kanté, Prabhu Edouard, Baba Sissoko, Blick Bassy, Catherine Potter, Rosemary Standley, Juan Carmona, Cheikh Lo, Sonia Wieder Atherton, Mayra Andrade, Victor Deme, Mamani Keita, Les Tambours De Brazzaville (musique du congo), Niladri Kumar, mon maître Sibiri Samaké, enfin bref y’a vraiment une liste assez conséquente et je ne dis pas ça pour me la raconter mais je m’estime chanceux et heureux d’avoir pu collaborer et travailler avec tous ces artistes là, et de continuer à travailler avec des nouveaux artistes notamment hors Europe actuellement.

Et pour l’année prochaine en 2018, les États-Unis donc ça c’est encore quelque chose de nouveau, c’est super.

Quoi dire d’autres pour présenter mon parcours professionnel : je voyage constamment dans le monde entier pour accompagner des artistes euh mais surtout ce que ça m’a appris tout ça c’est de sortir de ma zone de confort et apprendre à m’adapter sur le tas et savoir jouer tous styles pour mieux accompagner les artistes, en fait peu importe leur styles puisqu’à la base, je vous rappelle que j’ai quand commencé dans un garage à Maubeuge, et à Jeumont (rires) en jouant du métal, du rock pour ensuite étudier la musique classique et le jazz et pour ensuite faire 10 ans de musique indienne (Inde du Nord et Inde du Sud) bien que je ne soit absolument pas un spécialiste de cette musique mais c’est une musique que j’adore tout comme j’aime la funk, tout comme j’aime le blues.

Je pense que quand on étudie pleins de genres musicaux, vraiment non seulement on ouvre ses chakras, mais je sais pas, on se donne aussi la possibilité de pouvoir faire d’autres choses !

Voilà c’est très mal dit encore une 1re fois je m’excuse, c’est mon 1er podcast donc je vous avais demandé au début d’être un petit peu indulgent (rires), s’il vous plaît, je travaillerai mieux mes prochains podcasts en tout cas pour un 1er podcast, je veux vraiment me présenter à vous tel que je suis réellement et ça sera toujours comme ça de toutes façons pour les prochains podcasts … mais voilà je souhaite que vous sachiez tout (rires) !!!

Et du coup vous allez me dire ok Johann, c’est super mais…

Pourquoi BassistePro.com ?

J’enseigne la musique en master class, en cours privés, via skype ou via des séminaires à l’étranger, depuis de nombreuses années.

J’ai aussi enseigné en tant que professeur permanent en Inde dans l’une des plus grande universités du sud.

J’ai rencontré des étudiants au Pérou, au Chili, au Canada, en Europe et en Asie enfin bref, partout où je suis allé dans le monde.

Je me suis lié d’amitiés avec tous ces étudiants et comme je n’aime pas être le professeur avec son rempart d’égo et de connaissances, je me définis comme un guide, voilà, ce que j’aime, c’est guider les gens.

Vous avez compris l’idée, vous êtes intelligent ;-). Quoi dire d’autre ?

J’avais depuis quelques temps l’idée de créer un blog sur la basse pour pouvoir continuer ce partage avec le plus grand nombre de bassistes et musiciens mais je n’osais pas vraiment, j’avais peur, j’avais honte, j’avais peur que l’on me juge, j’avais toutes ces barrières psychologique.

C’est marrant parce qu’on peut faire son métier, et être a l’aise sur scène et tout ça, et puis on va avoir peur des qu’on fait quelque chose de nouveau, notamment internet pour moi, faire un podcast c’est nouveau.
Voilà je sors de ma zone de confort ! Et je me dis, bravo c’est génial hein (rires).

Ce sont mes étudiants qui m’ont poussé à lancer le blog bassistepro.com et j’ai d’autres amis notamment à la batterie et dans d’autres instruments qui tiennent aussi un blog, eux aussi m’ont poussé et m’ont dit « c’est bon Johann, vas y fais le, tu pourrais aider plein de gens avec tout ce que tu as vécu et tout ce que tu es en train de vivre, partage ça, ça peut encourager plein de gens, donc fais le !»

Voilà comment est né le projet du blog bassistepro.com.

Dans ce blog je partagerai avec vous toutes mes astuces pour vous aider dans votre apprentissage de la guitare basse que ce soit en théorie de la musique, en rythme, en harmonie et tout autre sujet annexe et complémentaire à tout cela (rires).

Pour finir

Si vous souhaitez en savoir plus sur qui je suis, vous pourrez trouver toutes les informations sur le Blog BassistePro.com dans la partie A Propos ou tout simplement sur mon site internet Johann Berby

Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écouter ce podcast de bienvenue et de présentation.

N’hésitez pas à commenter ce podcast et à partager ce podcast si cela vous a plu.

Ce n’est que le début d’une longue série de podcast à venir. 🙂

Et vous pouvez aussi recevoir gratuitement vos bonus en les télécharger via le formulaire dans la barre latérale.

Voilà, je vous dis à très très bientôt, d’ici là, bonne écoute, bon groove et Groove Like a Pig

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