Benjamin Dubray, la Créativité d’un Saxophoniste pour les Bassistes

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Bonjour les grooveurs créatifs, aujourd’hui, je vous présente une interview d’un invité un peu spécial, il n’est pas du tout bassiste, même s’il gratouille la guitare basse comme il aime le dire.

Si vous aimez le saxophone, les musiques improvisées, le jazz à la guitare basse, Charlie Parker, John Coltrane, etc… Cet interview de Benjamin Dubray du Blog SaxophonistePro.com – Cours de saxophone est pour vous.

Vidéo YouTube Interview Benjamin Dubray

Vidéo YouTube Improvisation avec Benjamin Dubray

On a aussi fait une petite jam pour le fun, ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu le temps de jouer ensemble.
J’espère de tout cœur pouvoir refaire cela au plus vite. 🙂

——->>>>>>> Avez-vous déjà eu la chance d’accompagner un saxophoniste en concert ? Si oui, dites-moi tout dans les commentaires ! 🙂

Transcription Texte de la vidéo Youtuve Benjamin Dubray

Johann Berby : Bonjour les grooveurs créatifs !

Alors je me retrouve aujourd’hui dans un lieu un tout petit peu particulier. Je suis chez Benjamin Dubray du blog SaxophonistePro.com.

Comment ça va Benjamin ?

Benjamin Dubray : Super ! Super content d’être avec toi.

Johann Berby : Pareillement, plaisir partagé !
Alors pour les auditeurs du blog BassistePro.com qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais s’il te plait te présenter ?

Benjamin Dubray : Bien sûr. Donc moi c’est Benjamin Dubray, je suis saxophoniste et l’auteur du blog SaxophonistePro.com. Je joue du saxophone alto principalement depuis très longtemps maintenant.

Johann Berby : D’accord. Et est-ce que tu as commencé directement avec cet instrument ou tu as commencé, je ne sais pas, en faisant par exemple du solfège ou de la clarinette ou un autre instrument ?

Benjamin Dubray : Alors quand j’ai commencé la musique, à l’époque on devait faire une année de solfège avant de commencer un instrument.
Donc j’ai commencé dans une école de musique traditionnelle.

Johann Berby : Tu fais partie de ces élèves qui ont été traumatisés par ce parcours.

Benjamin Dubray : Traumatisé oui et non. J’en n’ai pas fait 3 – 4 avant non plus comme ça a pu être le cas vraiment il y a très longtemps. Et ouais effectivement j’ai fait ça et ensuite la seconde année j’ai commencé le saxophone.

Johann Berby : D’accord donc tu étais vraiment motivé quoi. Parce que beaucoup d’élèves abandonnent au bout d’un an de solfège.

Benjamin Dubray : C’est vrai, mais j’avais faim.

Johann Berby : Non parce que c’est un gros pourcentage. Non mais c’est bien ! D’accord. Et pourquoi le saxophone du coup ?

Benjamin Dubray : Alors le saxophone c’est assez simple en fait. Un jour mon père est revenu de l’usine avec une chaîne Hifi qu’on n’avait pas du tout à la maison. Donc il revient avec une chaîne Hifi et un coffret de 5 disques dans lequel il y avait que des saxophonistes. Il y avait John Coltrane, Dexter Gordon, Gerry Mulligan, Stan Getz tout ça.

Johann Berby : Que du lourd !

Benjamin Dubray : Ouais. Et à partir du moment où il a mis le disque dans la chaîne je me suis dit « Mais qu’est-ce que c’est ça ? ». J’avais 6-7 ans. Et il me dit que c’est du saxophone. Et moi je me dis « Je veux faire ça. ».

Johann Berby : Monstrueux. Révélation.

Benjamin Dubray : Ouais ouais. Et lui hyper gentiment me dit « D’accord je t’inscris à l’école ».

Johann Berby : Chouette.

Benjamin Dubray : La chance quoi, de ma vie !

Johann Berby : Ouais cool ! Et du coup tu as commencé directement à faire du jazz en improvisé ou alors tu as eu un parcours classique et seulement quelques années après tu t’es mis au jazz ? Comment ça s’est passé ?

Benjamin Dubray : Alors en fait, dans les écoles de musique, c’est toujours comme ça maintenant d’ailleurs, on apprend le saxophone classique en premier. Donc moi j’ai appris tout le répertoire classique.

Mais je me suis quand même vite à improviser. J’allais dans les petits orchestres de variété, les orchestres qui trainaient dans l’école et tout ça, moi ça me plaisait toujours. Parce que c’est ça que j’écoutais quoi. En fait j’attendais le moment où je pourrais ne plus faire que ça à un moment donné.

Mais ça a été une super bonne école parce que voilà, on apprend à lire, on lit très bien, on apprend à avoir une technique très solide, on apprend à souffler correctement dans l’instrument.

Ça a aussi des avantages que je ne peux pas nier, parce que j’ai dû recommencer pas mal de choses ensuite mais bon c’est tout, c’est mon parcours c’est comme ça. Et après une fois que j’ai pu pouvoir décoder de ce que je voulais faire, évidemment je suis devenu un saxophoniste de jazz improvisateur à 100%.

Johann Berby : D’accord. Et as-tu eu des maitres du coup dans le classique ? D’ailleurs tu parlais de Coltrane tout ça. As-tu eu des maitres comme ça ou du même niveau que tu idolâtrais ? Qui t’ont inspiré et qui t’inspirent encore peut-être ?

Benjamin Dubray : Bah bien sûr. Il y a d’abord le plus grand des plus grands, le mec qui a révolutionné le saxophone classique et qui l’a amené à son paroxysme en France, c’est Marcel Mule, que tous les saxophonistes connaissent. Maintenant c’est très vieille école mais ça a avancé les choses. Ça a avancé beaucoup depuis. Mais évidemment Marcel Mule.

Ensuite moi j’ai eu la chance d’avoir des cours avec Pierre Grzeskowiak qui est un immense saxophone classique, peu connu mais avec un son incroyable, vraiment c’est un mec qui joue beau à crever.

Et puis finalement le grand patron maintenant en France aussi qui est Claude Delangle qui est professeur au CNSMDP de Paris, qui est un saxophoniste génial aussi.

C’est des mecs que j’ai écouté quoi.

Johann Berby : C’est intéressant. Et donc tu as eu l’occasion du coup de pouvoir prendre des cours. Tout à l’heure tu parlais de ton professeur qui a un son énorme. Est-ce que tu as eu l’occasion de voir les autres en masterclasse ou… ?

Benjamin Dubray : Ouais ouais ouais. J’ai fait ça aussi avec Jean-Yves Fourmeau qui fait partie des grands patrons de la discipline aussi. Des mecs de son quatuor du coup, il y avait Joel Bato, je me rappelle gens comme ça, parce que je trainais dans les concours de saxophone et tout ça à l’époque.

Johann Berby : Tu avais quel âge sans indiscrétion ?

Benjamin Dubray : J’ai commencé à faire des concours vers 13-14 ans je pense.

Johann Berby : Cool ! Moi je jouais encore à la voiture, c’est bien !

Benjamin Dubray : 13 – 14 – 15 – 16 ans, j’en ai fait jusqu’à 18 – 19 ans et puis après ça a commencé à ne plus me plaire. Le milieu ne me plaisait plus. Le milieu classique et tout ça, c’est terminé.

Johann Berby : D’accord. Ouais super intéressant. Et du coup en jazz hormis les quelques maitres que tu as cité tout à l’heure est-ce que tu as eu d’autres maitres comme Cannonball ?

Benjamin Dubray : Ah c’est sûr que Cannonball, Charlie Parker, voire derrière moi évidement parce que Cannonball je l’écoute depuis que j’ai 6 – 7 ans. Je me rappelle mon père achetait des cassettes, tu vois à l’époque, donc je les passais en boucle.

On a dû la racheter quelques fois celle-ci parce que les bandes s’usaient je me rappelle. Je mettais ça partout, j’apprenais, je la mettais dans ma bagnole. On les mettait partout quoi.

Parker évidemment, et puis bon des mecs plus modernes y’en a aussi beaucoup. Le truc c’est que c’est difficile à citer. Moi j’aime tout, je ne suis pas très très difficile quoi.

J’écoutais Steve Coleman, il m’a influencé beaucoup. Kenny Garrett évidemment, je pense que c’est vraiment un mec qui a autant d’influence que Coltrane en avait à l’époque. C’est un mec qui a révolutionné le saxophone alto complètement. Il a changé de game comme on dit.

Johann Berby : Tu m’étonnes. Du coup quelles ont été par exemple les rencontres vraiment décisives dans ton parcours ? Tout style confondu, que ce soit classique, jazz, parce que j’imagine aujourd’hui que tu écoutes d’autres genres de musiques ou peut-être que tu pratiques d’autres genres de musiques. Est-ce que tu peux partager ça avec nous ?

Benjamin Dubray : Bien sûr ! Alors je pense que la rencontre la plus, y’en a eu quelques-unes mais vraiment la plus décisive ces dernières années, j’ai eu la chance de travailler avec Russell Gunn qui est un trompettiste très connu, qui fait, si vous ne le connaissez pas, c’est quelqu’un qui fait partie de la nouvelle génération des trompettistes comme Roy Hargrove ou Wynton Marsalis, c’est un mec qui travaillait là-dedans. Il a été nominé aux Grammy plusieurs fois.

Et donc il a produit les 2 derniers disques de JLCO dans lequel je joue, et ça, ça a été vraiment une rencontre décisive parce que moi c’est un mec que j’ai étudié quand j’étudiais le jazz, la musique urbaine et tout ça tu vois.

Et le fait de rencontrer une idole comme ça, ça a tout changé !

Il a démystifié beaucoup de choses. Il m’a fait du bien, beaucoup, humainement, il m’a permis de voir les choses différemment, de prendre plus confiance aussi et puis j’ai eu la chance de faire des tournées avec lui donc jouer avec un mec pareil qui a une aura comme ça qui dégage en 2 – 3 notes quelque chose d’incroyable, ça change tout.

Le fait de pouvoir être à côté d’eux ça change absolument tout quoi. Ressentir toutes ces énergies qui sont énormes. Moi ça m’a bouleversé.

Johann Berby : Quelque part c’est au-delà de l’inspiration ce que tu vis en fait.

Benjamin Dubray : Exactement ouais.

Johann Berby : Génial ! Et du coup pour rester dans les genres musicaux, quels sont les genres musicaux par exemple qui t’influencent en ce moment ? Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Benjamin Dubray : En ce moment, j’ai toujours écouté beaucoup les musiques afro-américaines, pas que le jazz mais tous ces dérivés maintenant, comme le gospel, le gospel moderne.

J’écoute aussi tous les trucs de jazz hiphop moderne, comme Robert Glasper bien sûr, dont Derrick Hodge le fameux bassiste qui est juste incroyable.

J’écoute beaucoup aussi des groupes comme Snarky Puppy, Sanders cat aussi, bassiste incroyable.

C’est tous les trucs du moment, ceux qui cartonnent et pas pour rien. Parce que ça c’est monstrueux. Ça j’écoute beaucoup aussi. J’écoute tous les mecs qui jouent avec. Cory Henry, le claviériste qui est loin.

Johann Berby : Du lourd !

Benjamin Dubray : Ouais voilà, je m’inspire de ça.

Johann Berby : Et puis c’est très très chaud, c’est pas juste des supers musiciens parce qu’ils ont de la technique, c’est vraiment musical, c’est chaud, c’est inspirant, on a les frissons tout de suite.

Benjamin Dubray : C’est exactement ça !

Johann Berby : C’est assez démentiel !

Benjamin Dubray : Voilà ça c’est mes principales influences du moment.
Et donc pour parler de saxophone c’est aussi Casey Benjamin qui est le saxophoniste de Robert Glasper, pour moi qui est absolument incroyable, qui a un son de fou, qui développe les effets, qui joue avec le vocodeur, qui fait plein de choses avec le saxophone, et ça, ça m’inspire beaucoup.
Et d’ailleurs je devrais m’y mettre très prochainement.

Johann Berby : Yes ! Cool ! Donc là, comme on est sur une chaine YouTube de bassistes, qu’est-ce qu’un saxophoniste attend d’un bassiste par exemple ?

Benjamin Dubray : Alors moi ce que j’attends d’un bassiste, la première des choses, c’est qu’il me mette en confort. J’ai besoin de confort.

Johann Berby : Et c’est quoi que tu appelles le confort ?

Benjamin Dubray : J’ai besoin qu’il ait un tempo hyper rigoureux déjà tu vois. Premièrement qu’il fasse ce qu’on demande à un bassiste, en tout cas moi c’est ce que j’ai envie de demander à un bassiste, c’est-à-dire jouer le tempo et les lignes de basse. Parce que j’ai joué avec des bassistes aussi qui ont vite tendance à faire le « boulot des autres », ils vont commencer à mettre des lignes dans tous les sens, des plans, des trucs, des machins qui vont bouger, qui vont perdre un petit peu comme ça, qui pourrait même perdre l’orchestre tu vois le problème.

Et ça, alors quand tu connais bien ça ne me dérange pas. Mais en premier lieu c’est ça que j’attends. J’attends du mec qu’il soit rigoureux rythmiquement et qu’il fasse le job de bassiste. Qu’il me joue les bonnes basses, les bonnes lignes, et tout correctement.
Et déjà, c’est pas si facile que ça.

Johann Berby : Non c’est sûr. Et en deuxième lieu du coup ?

Benjamin Dubray : En deuxième lieu qu’il soit à l’écoute de ce que je joue tout le temps, en permanence, et qu’il puisse avec moi évoluer au gré de la musique, au gré de l’improvisation, et qu’il puisse propulser le soliste dans la direction dans laquelle il veut en tout cas. Qu’il aide à propulser le soliste, et c’est idem pour le batteur par exemple. C’est exactement ce que j’attends. Pour moi la base c’est la batterie et la basse.

Johann Berby : C’est le même instrument, la même vision.

Benjamin Dubray : C’est exactement ça. Les 2 doivent être d’abord hyper connecté et puis voilà. Moi c’est ce que j’attends d’un bassiste.

Johann Berby : Ok excellent. Et est-ce que tu as des recommandations de bassistes par exemple pour tous les bassistes qui nous écoutent là actuellement en tant que saxophoniste, justement par rapport aux attentes que tu viens de partager avec nous ?

Benjamin Dubray : Oui, alors des bassistes, moi je suis un grand fan de Jaco, je l’ai toujours été.

Johann Berby : Bienvenue au club !

Benjamin Dubray : Donc bien sûr Jaco, écoutez Jaco, relevez Jaco, mangez, dormez Jaco, c’est hyper important parce que ça fait partie des grands. Et puis, moi j’ai un énorme penchant, il est contrebassiste et bassiste, pour Christian McBride évidemment. Je crois que tout le monde devrait jouer comme Christian McBride.
Si je devais faire un groupe de rêve ce serait avec Christian McBride je pense, qu’il joue la basse ou la guitare.

Johann Berby : Ouais c’est monstrueux.

Benjamin Dubray : Lui aussi c’est un mec qu’il faut écouter absolument. Après j’aime bien les groupes que vous êtes. J’adore Johann évidemment ! On se connait depuis très longtemps donc un mec comme toi par exemple, j’adore. Je recommande ! Et pas pour rien, parce que toi aussi tu fais partie de tout ce que je viens de dire là.

Tu axes le fait que la basse avant tout ça doit groover, jouer en place, avec des belles lignes, simples, et qui font le boulot. Moi j’aime tous ces mecs-là.

Johann Berby : Merci ! Je vais sortir les mouchoirs…

Benjamin Dubray : Non mais c’est tout, c’est vrai !

Johann Berby : D’accord. Merci. Je sais pas quoi dire… Du coup est-ce que tu aurais un exercice harmonique ou mélodique à partager justement pour les bassistes ? Un truc que j’aime justement c’est de ne pas avancer la basse que comme un bassiste en fait.

Je sais pas si c’est clair. Du coup avec cette manière de penser, est-ce que toi tu aurais un exercice que tu penses qui serait super important que les bassistes pratiquent, notamment pour développer ce que tu disais tout à l’heure, l’écoute, la sensibilité, propulser le soliste, l’assise rythmique tout ça ?

Benjamin Dubray : Pour l’assise rythmique je pense qu’il faut, je ne vais pas réinventer la roue en vous disant ça, mais il faut acheter un métronome et s’en servir.

Johann Berby : Il faut que ce soit le meilleur pote du bassiste.

Benjamin Dubray : Voilà c’est ça. Et pas que non plus c’est sûr, ça c’est la première chose. Et c’est vrai qu’on ne le répètera jamais assez. Utilisez votre métronome.

Après il y a des exercices à faire en groupe aussi. Moi je pense par exemple prendre la basse et se focaliser par exemple sur l’intention. Ça c’est un truc que j’aime bien. Se focaliser sur l’intension dans les notes en rapport avec ce que va vous apporter le soliste.

C’est le pouvoir de l’intention. C’est méga important parce que ça se sent tout de suite. C’est des petites choses. On a l’impression que c’est rien mais ça se sent tout de suite dans un groupe.

Johann Berby : Ça fait tout.

Benjamin Dubray : Ça fait tout. C’est hyper important. Je ne suis pas professionnel de la basse même si je gratouille légèrement, mais ça peut passer par les différentes positions de la main.
Pour le son, quels sons à envie de sortir le soliste ? qu’est-ce que moi je peux apporter dans ce son-là.

Johann Berby : Se mélanger en termes de sons.

Benjamin Dubray : Exactement. Comment est-ce que je peux mettre ce saxophoniste dans les meilleures conditions. Ça c’est bien.

Pour l’harmonie évidemment il y a un exercice que je recommande et que je recommande aussi sur le blog SaxophonistePro.com, que vous pourrez trouver facilement en cherchant l’article qui s’appelle « Apprendre les triades d’un saxophone ».

C’est un exercice simple dans lequel on va jouer des triades do mi sol en do. On va s’amuser à augmenter la quinte. Un do mi sol, do mi sol dièse, do mi la, do mi si bémol, à chaque fois on va la faire monter la note d’un demi ton et on va se retrouver sur l’accord suivant. Donc on va passer en fa.

C’est toujours part quarte, et en renversement. Et ça c’est un super exercice parce que, je ne sais pas si les bassistes font ça, mais ça permet d’apprendre toutes les triades dans tous les tons.

Johann Berby : On doit le faire à la base mais peu le font malheureusement.

Benjamin Dubray : Et ça c’est un exercice qui marche super bien et que moi j’adore faire. Et je crois que c’est valable pour tous les instruments. Si tu veux des exercices que les bassistes ne font pas forcément.

Johann Berby : C’est génial, c’est super. J’ai exactement la même vision que toi. Les arpèges, la pratique des triades, ça aide à te libérer. C’est un travail qui peut paraitre des fois ingrat et on peut besogneux.

Benjamin Dubray : Ça l’est parce que c’est aussi un travail mental énorme.

Johann Berby : Et en termes de créativité on peut développer un peu sa créativité. C’est exponentiel. C’est sans fin. C’est à l’infini. C’est ça qui est fou.

Benjamin Dubray : Attends attends, dans l’improvisation il y a des tonnes de références comme ça, il y a même des spécialistes de triades qui basent leur improvisation que là-dessus.
La magie des triades c’est un peu un monde sans fin ouais.

Johann Berby : C’est génial j’adore. Je suis trop content. Cool ! Je suis très heureux que tu ais pu répondre à ces questions.

Je vous remercie d’avoir écouté ce podcast de l’interview de Benjamin Dubray du blog SaxophonistePro.com.

On va mettre en-dessous dans la description un lien vers son blog.

Donc je vous invite vivement et fortement à suivre ce phénomène, vous n’allez pas être déçu ! Vous allez apprendre énormément de choses.

Je te remercie Benjamin pour ton invitation chez toi dans ce merveilleux lieu rempli de joie. On est au milieu de nulle part, dans la nature. Y’a rien ! Y’a même pas de vache !

Donc je te remercie, c’est génial. Et puis on se retrouve bientôt. D’ailleurs on va vous préparer une petite improvisation, on ne sait même pas encore ce qu’on va faire mais on va improviser. On se connait depuis longtemps donc on va laisser la magie venir.

J’adore ces moments de coolitude, dans la musique c’est super rare et ça fait du bien.

Je vous remercie d’avoir regardé cette vidéo et d’avoir écouté ce podcast.

En complément vous êtes libre de télécharger gratuitement tous les bonus qui se trouvent sur le blog BassistePro.com.

J’ai aussi un cadeau de bienvenue pour tous les débutants. J’ai créé une formation gratuite pour bien débuter la guitare basse. Donc je vous invite à cliquer sur le lien qui se trouve en-dessous dans la description pour pouvoir rejoindre des milliers de bassistes motivés qui ont rejoint cette formation.

Je vous donne rendez-vous tout de suite de l’autre côté.

N’oubliez pas que vous êtes toujours à juste 2 doigts de progresser.

Et d’ici là, bonne écoute, bon groove, et…

Benjamin Dubray : Groove Like a Pig !

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