« Freud » (Netflix) : la part d'ombre du père de la psychanalyse

 
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Article écrit par Mathilde Dandeu.

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On commence cette semaine dédiée au Festival des séries TV de Berlin avec la série « Freud » disponible sur Netflix. L’animateur Kevin Elarbi a pu s’entretenir avec l’un des auteurs de la série Benjamin Hessler. Une longue conversation mettant en lumière la technique d’écriture sur l’un des psychanalystes les plus emblématiques de l’histoire, son travail de recherches concernant Sigmund Freud, son implication lors du tournage ou encore ses références cinématographiques.

« Freud » ne retrace pas la vie du médecin tel un biopic, comme on pourrait l’imaginer. La série débute à un point précis de sa vie, sans détour au coeur de son enfance qui aurait pu révéler des détails sur la psychologie de ce personnage. Une manière d’être et de penser que l’on comprend grâce à l’écriture des auteurs qui ont imaginé un passage de la vie de Sigmund Freud. « Sigmund Freud a brûlé tous les écrits, tous les travaux qu’il a pu réaliser de ses 20 à ses 30 ans. (…) Il y a donc une page blanche (…) Du coup, nous on s’est dit on accepte le pari, on accepte le défi allons y, essayons de raconter ce qui a pu se passer », confie Benjamin Hessler. Un scénario qui nous plonge dans l’imaginaire des créateurs qui ont contribué à faire de Freud ce qu’il est devenu, tout en gardant des éléments réels de sa vie. Un médecin moqué, non considéré par le corps professoral que l’on voit s’imposer au fil des huit épisodes de cette première saison. Benjamin Hessler tient à préciser que « d’un point de vue technique et purement historique, c’est assez fidèle ce que l’on dit. C’est historiquement véridique ».

Interprété par Robert Finster, c’est « un homme que l’on connaît tous, mais qui je le rappelle a influencé le monde, la société, la culture du XXe siècle à un point que l’on ne peut imaginer », il n’est pas le personnage central de l’histoire, mais implanté dans un arc narratif où les histoires sombres et douteuses s’enchaînent. « Freud » embarque le spectateur dans une atmosphère austère, voire même pesante. L’obscurité envahit l’écran révélant des meurtres, des malédictions ou des expériences humaines macabres. Une atmosphère particulière à la technique redoutable, laissée entre les mains de Marvin Kren, le co-créateur de la série.

Ce qui amène Kevin Elarbi à s’interroger sur l’écriture d’une telle série, aux rebondissements multiples et aux personnages complexes. Si Benjamin Hessler fait part de cette résidence paradisiaque au sein même de la production, il explique que les auteurs ont passé des heures à travailler leurs propres intrigues chacun de leur côté. Notons tout de même que « l’âme de la série, son coeur vivant et l’arc narratif principal » sont purement l’idée de Benjamin Hessler, Marvin Kren et Stefan Brunner, l’un des créateurs et auteurs de « Freud ».

Benjamin Hessler avec Heinrich Ambrosch, producteur exécutif de Freud

Aujourd’hui « Freud » est l’une des séries les plus regardées sur Netflix en Allemagne. Une popularité que l’auteur voit par cet ancrage de Sigmund Freud dans notre société depuis le siècle dernier. Un psychanalyste qui a ouvert la voie à de nombreux livres, films comme ceux d’Alfred Hitchcock que Benjamin Hessler considère comme : « Une parfaite adaptation des théories de Sigmund Freud », avec notamment « La maison du Dr Edwardes » réalisé en 1945. Et si Kevin Elarbi a voulu en savoir plus sur une éventuelle saison 2, l’auteur a seulement répondu qu’ils avaient encore de bonnes idées. Pas de réponse concrète pour l’animateur, qui rebondit sur les séries qui ont marqué Benjamin Hessler ces dernières années ou tout au long de sa jeunesse. «Il y a une réponse évidente qui me vient en tête, c’est celle que j’utilise à chaque fois quand on me demande quelle est ma série préférée ou fondatrice, c’est bien évidemment « Star Trek next génération ». Une réponse parfaite pour vous faire découvrir l’entretien exclusif de Kevin Elarbi avec Patrick Stewart, le célèbre Jean-Luc Picard.

« Star Trek Picard » a révolutionné l’univers des séries grâce à son format moins épisodique et plus en profondeur dans la trame scénaristique.

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