Elena Volochine déconstruit la propagande diffusée sur les télévisions russes

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L'atelier des médias reçoit la journaliste franco-russe Elena Volochine, qui pendant dix ans a été correspondante à Moscou, pour dresser un état des lieux du paysage informationnel russe et mieux comprendre comment on s'informe, en Russie, en 2022. En Russie, depuis ​le début de la guerre en Ukraine, il est devenu quasi impossible d’exercer le métier de journaliste. C’est pour ça qu'Elena Volochine, après une décennie de correspondance dans le pays, est partie en urgence le 4 mars 2022. Depuis quelques semaines, elle présente chaque vendredi sur France 24 une chronique intitulée Vu de Russie dans laquelle elle déconstruit la propagande diffusée sur les télévisions russes. Au micro de L'atelier des médias, Elena Volochine raconte comment elle a vécu le début de la guerre et pourquoi elle a choisi de quitter la Russie alors que dans les médias russes se répandait une « propagande absolument totalitaire ». Des centaines d'autres journalistes dont les médias ont cessé leur diffusion ont fait le même choix, comme ceux du journal Novaïa Gazeta ou de la télévision Dojd. Les médias d'État sont devenus les porte-voix de la propagande du Kremlin, explique Elena Volochine. On y voit des talk shows fleuves consacrés à ce qui est toujours qualifié d'« opération spéciale » mais « il n'y a pas d'image de destructions causées par l'armée russe en Ukraine ». Extraits choisis : « En Russie, les médias ont toujours été soit pour soit contre. Il y a jamais eu vraiment de journalisme neutre et indépendant selon nos canons à nous [...] c'est à dire qu'on a des règles éthiques, déontologiques, qu'on applique tout simplement à la lettre, nous dans les médias en France, en tout cas qu'on tente de faire respecter, nous, à notre niveau de journalistes. » « Je suis dans quelque chose qui, quelque part me dépasse presque en tant que journaliste, parce qu'en Russie par exemple, pour parler des journalistes, souvent ils disent "je suis activiste et je suis journaliste". Ça pour nous, c'est absolument absolument impensable. On peut pas être et journaliste et activiste. Soit vous servez une cause, soit vous êtes journaliste et vous êtes dans la neutralité. » « En fait, c'est la guerre informationnelle sauf que la propagande le brandit comme une guerre informationnelle qui serait menée contre la Russie par les Occidentaux. Et en ce sens-là, eh bien les Russes n'ont pas la compréhension du tout de ce qu'est un espace médiatique et informationnel. Et en fait pour eux, dès qu'ils vont chercher une info, dès qu'ils vont aller lire un message, ce sera un message véhiculé par quelqu'un qui a des intérêts politiques derrière. » À l'approche de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, Mondoblog audio donne la parole à Patrick Hakiza, blogueur congolais réfugié en Ouganda. Depuis Kampala, il évoque la question cruciale de la scolarité des enfants qui vivent dans les camps de réfugiés en Ouganda : elle s’est arrêtée net au plus fort de la pandémie de Covid-19, toutes les écoles ayant fermé. Depuis, la vie a repris, mais beaucoup d’établissements n’ont toujours pas rouvert leurs portes, ce qui est très mauvais pour l’équilibre de vie de ces enfants réfugiés.

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