UNIVERSITE POPULAIRE DES FUTURS AFRICAINS 2/4 : "Les espaces-temps du continent"

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Par Afrotopiques and Marie-Yemta Moussanang, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
« Université Populaire des Futurs Africains » Episode 2/4 - "Les espaces temps du continent" Hors-série polyphonique en 4 épisodes, avec les voix et les idées de Nadia Yala Kisukidi, Felwine Sarr, Oulimata Gueye et Alioune Sall. Ecrit et réalisé par Marie-Yemta Moussanang. Dans cet épisode, l’enquête sur le couple Afrique x Futur progresse et Marie-Yemta Moussanang propose aux intervenants et aux auditeurs de s’arrêter sur la notion de temps. Nous sommes dans un moment philosophique où l’idée de « futur » change de coordonnées, pour s’écarter de ses dimensions temporelles (référence aux travaux du philosophe Bruno Latour), et habiter des dimensions spatiales, territoriales. Le futur est-il un temps africain ? Correspond-il à une manière endogène d’aborder la question du devenir des sociétés ? Quel est le temps dont nous avons besoin ? Comment se rapporte-t- on au présent et au temps passé ? Et quels sont les outils dont nous disposons pour composer un monde souhaitable ? Nadia Yala Kisukidi, professeure de philosophie à l’Université de Paris 8, revient sur la notion de Temps en philosophie africana, et présente les débats qui ont eu lieu dans l’espace intellectuel du XXe siècle. Felwine Sarr, économiste, rappelle que la question de la durabilité est traitée par toutes les sociétés humaines. Et qu’il faut peut-être substituer cette notion de durabilité à celle de futur. Les travaux du professeur de philosophie Souleymane Bachir Diagne sont abordés par Yala Kisukidi et Oulimata Gueye. L’enjeu se déplace est devient celui de chercher à identifier les besoins réels des sociétés, se demander « de quoi avons-nous besoin? ». A partir de là, le questionnement devient de plus en plus politique, car il est alors question d’outils, de ressources et de moyens. Alioune Sall présente la discipline de la prospective et revient sur sa genèse. Le pari de la prospective, c’est de dire que l’avenir est configurable, c’est à dire que l’on peut influer, programmer, agir dans le présent pour produire des effets dans le futur. La prospective a élaboré des méthodes, pour indiquer des trajectoires souhaitables, en même temps que le chemin à suivre pour inscrire les sociétés à l’intérieur de celles-ci. La question du temps mute, elle devient alors celle de l’action, et le temps de l’action, c’est le présent. Oulimata Gueye, commissaire de l’exposition UFA, présente les ambitions éthiques et esthétiques du champ de la création contemporaine. Elle revient sur les lieux « hors espace et temps » que nous proposent les artistes, notamment à l’intérieur de cette exposition. Bonne écoute ! Musique : extrait du titre LAMP, de Guiss Guiss Bou Bess, album Set Sela (2019). Auteur : Mara Seck, compositeur Stéphane Costantini. Design Graphique : Clara Brandt Mixage : Victor Donati

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