Jazz, Bibope et Trompinette : dans la Zizique de Boris Vian

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Par TSF Jazz, David Koperhant, Adrien Belkout, and Rebecca Zissmann, découvert par Player FM et notre communauté - Le copyright est détenu par l'éditeur, non par Player F, et l'audio est diffusé directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises à jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts.
Cette semaine, notre cabinet d'enquête part sur la piste d'un enragé. "Il était amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz". Ces mots d'Henri Salvador capturent en un instantané l'esprit, la flamme et la personne de Boris Vian. Musicien-trompinettiste, ingénieur-romancier, chansonnier-débatteur, poète et revuedespressiste ? Rarement l'oeuvre d'un homme fut à ce point tentaculaire... Mais Vian, né il y a cent ans, le 10 mars 1920, fut aussi et surtout le produit de son époque. Une époque qui ouvrait grand ses bras à la culture américaine, et donc au jazz, ce jazz dont Boris Vian fut l'ardent défenseur : en prose, en vers, envers et contre tous, et quand on dit "tous", on veut bien sûr parler des apôtres du vieux jazz, ceux qu'on appelait les Figues Moisies... Car entre les anciens et les modernes, Boris Vian avait choisi son camps. Lui qui avait 25 ans au lendemain de la guerre, lorsque les premiers disques de Be-Bop débarquèrent en France. Que ce soit dans les pages de Combat, de Jazz News ou de Jazz Hot, Vian mit toute son énergie dans sa chronique du jazz, croquant de sa plume tendre, fine et parfois cruelle, la vie de cette musique et de ses musiciens. Duke, Bix, Dizzy, Parker, Miles, Billie et les autres ? Vian n'en loupera pas un seul... Il fut, dira Frank Ténot, "le premier à introduire cette qualité d'humour dans la critique de jazz". Humour et justice aussi, lui qui militait comme nul autre pour la reconnaissance des musiciens Afro-américains et de tous leurs disciples. Des coulisses de Pleyel aux caves de Saint-Germain-des-Prés, c'est donc Vian, l'observateur visionnaire que nous allons vous raconter. Un homme sans qui les Français n'auraient peut-être pas apprécié à sa juste valeur ce "bruit rythmique désigné couramment sous le nom de jazz", venu de l'autre côté de l'Atlantique. Etagère 8... Boîte n°12... Dossier BV1920... Jazz, Bibope et Trompinette : dans la Zizique de Boris Vian

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