Donne gloire à ton Dieu Éric Liddell 3° partie

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Même si les résultats semblaient désastreux, pour Éric Liddell ce fut un succès. L’Ecosse n’avait jamais gagné une médaille de bronze pour le 200 mètres, et l’Angleterre n’avait jamais réussi à faire mieux qu’une troisième place. Le jeudi eut lieu les épreuves de qualification pour le 400 mètres. Éric ne fit pas de prouesses, bien qu’il réussît à améliorer son temps à chaque épreuve préliminaire. Lors des demi-finales, il améliora encore son temps mais il ne termina pas premier. La veille, Imbach, athlète suisse, avait battu le record mondial du 400 mètres en 48 secondes seulement. Le jour de la finale, sur la ligne de départ, il y avait deux américains, un canadien et deux britanniques : Guy Butler et Éric Liddell. Bien que la tension fût à son comble, Éric ne changea pas ses habitudes, il serra la main de chaque finaliste et leur souhaita bonne chance. Le Comité Olympique trouvait cela bien étrange. Que des concurrents et adversaires puissent se souhaiter bonne chance c’était étonnant ! L’enjeu était de taille, c’était ni plus ni moins la médaille Olympique, gloire pour le pays et renommée pour l’athlète ! Comment est-ce que cet athlète trouvait le moyen de féliciter et d’encourager ses adversaires alors qu’il était sous une telle pression ? Bien sûr, ils ne pouvaient pas comprendre ce qui animait Éric. Éric était animé par le Seigneur, et il ne voulait pas céder à cet esprit de compétition. Au contraire il voulait porter le cœur du Seigneur et aimer et respecter ses adversaires. Éric était maintenant sur la ligne de départ. Il s’échauffait avec les autres athlètes. Tout à coup, un bruit de tonnerre éclata dans le stade. C’étaient les cornemuses et les tambours du Queen’s Cameron Highlanders qui se mirent à jouer un air bien connu des Ecossais. Sir Philipp Christison, responsable de l’équipe britannique avait ressenti que les supporters britanniques étaient un peu découragés. Il pensait sans doute que cette musique énergique leur redonnerait du courage. Et qui sait peut-être qu’Éric Liddell, aussi, serait stimulé ! Peut-être que cette musique réveillerait sa fibre écossaise et que la cornemuse lui donnerait un coup de fouet, une poussée d’adrénaline qui le ferait remporter la victoire ! Mais ce n’était pas le son des cornemuses et des tambours qui donnerait la victoire à Éric ! Soudain, le silence remplit le stade jusqu’à ce que le coup de pistolet vienne le rompre. Éric s’élança. Dès le début il distança ses concurrents de trois mètres. Il n’avait aucune élégance quand il courait. Il ressemblait à un mauvais nageur qui se noie et qui se débat pour reprendre son souffle. Il lançait ses bras dans toutes les directions ! Le stade retint son souffle, tout le monde savait qu’il ne pouvait maintenir ce rythme. La foule était fascinée. Tout-à-coup contre toute attente, Fitch, coureur américain dépassa Butler et s’approcha dangereusement d’Éric ! Éric monta en puissance ! Il s’approcha de la ligne d’arrivée. Il avait rejeté sa tête en arrière et il fixait le ciel. La foule en délire arborait des petits drapeaux britanniques. Soudain dans un tonnerre d’applaudissement la foule acclama Éric Liddell. Il venait de remporter la victoire ! Après ces quelques secondes qui paraissaient interminables, Éric Liddell avait gagné la médaille d’or ! Le 400 mètres n’était pas son point fort. Il avait accepté de courir le 400 mètres puisqu’il n’avait pas pu courir le 100 mètres. Là encore il s’en était remis au Seigneur. Et le Seigneur l’avait honoré ! Éric avait devancé Fitch de 5 mètres au moins, Butler courait pour remporter la médaille de bronze, en dépit d’une blessure.

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