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J'ai trop souvent agi moi-même ainsi pour ne pas déceler l'imposture, au moins partielle : cette façon d'instrumentaliser un être dépendant (un enfant, un chien, un chat) pour attirer l'attention sur nous-mêmes, cette manière de prétendre s'intéresser à lui alors qu'il n'est qu'un faire-valoir. Cet article Instrumentalisation est apparu en premier …
 
C’était hier soir, à la Villa Carmignac, à Porquerolles : la beauté de Brigitte Bardot, le chapeau de Piccoli, la musique de Georges Delerue, la splendeur de Capri. Tout ça sous les pins et les eucalyptus, dans le chant des cigales qui peu à peu se taisaient tandis que, derrière l’écran, la lune se levait. […] L’article Le mépris, le déni et le mon…
 
La colère, c'est le corps qui se rebiffe. Non seulement contre l'agresseur ou l'agresseuse mais contre l'attentisme perpétuel de la bienséance, de la bien-pensance et de la peur qui voudrait que nous endurions tout. Elle est l'intelligence du corps contre les ratiocinations débilitantes de la raison. Cet article Le corps qui se rebiffe : la colère …
 
Il nous faut de la magie. Non pour nous rassurer, pour jeter un baume apaisant sur nos craintes et nos blessures ; mais au contraire pour nous troubler, pour semer le doute en nos esprits sûrs d'eux, de leur supériorité et de leur maîtrise des choses. Cet article Il nous faut de la magie est apparu en premier sur Improvisations.…
 
C'est dommage de gâcher cette chance, de perdre cette occasion. Dommage de n'avoir pas su apprécier les merveilles au sein desquelles il nous avait été donné de vivre, et de devoir, par notre faute, quitter ce jardin en le laissant abîmé. L’article La deuxième Chute, ou peut-être la seule est apparu en premier sur Lignes.…
 
Au Jardin des Plantes mais aussi au Luxembourg, on pouvait voir ces derniers jours, plantées sous le feu du soleil, de jeunes corneilles, immobiles. Elles restaient là, le bec ouvert, écrasées par la chaleur tombant du ciel, paraissant ne chercher ni fraîcheur ni eau mais attendre que cela passe. Il fallait s’approcher beaucoup d’elles pour […] L’a…
 
Ce n'est pas parce qu'une cause est juste que tout ce qui est fait en son nom est bien. On peut saluer l'initiative des arrêteurs du Tour de France tout en ayant des réserves sur sa pertinence opérationnelle, dire bravo au principe de l'action tout en regrettant que, dans le vaste éventail des sports et loisirs, elle s'en prenne au cyclisme qui, ma…
 
Il devait en avoir, de la patience et de l’amour, Volmar, pour tenter de suivre, de décrire et de mettre en bon latin les visions d’Hildegarde, pour tenter d’ordonner, de canaliser comme dit l’autre, ce qui devait ressembler à un débordement sauvage et irrépressible. La quatrième vision du Livre des oeuvres divines, d’Hildegarde de Bingen, commence…
 
Il doit bien se le dire, aussi, le colibri, que c'est inutile et même assez ridicule, ce rôle de sauveur qu'il se donne. Il doit y penser, au triangle de Karpman, à la bonne conscience, à la vanité et à tout ce que pourraient lui dire et pensent déjà peut-être les esprit forts qui le voient s'agiter en tous sens. L’article La foi du colibri est app…
 
Nous confions ainsi à nos enfants le soin de résoudre l'immense paquet de problèmes que, chaque jour et patiemment, nous faisons grossir et fourgons sous leur tapis. Le contraire d'une attitude responsable. L’article Sauter pour mieux reculer : les objectifs écologiques est apparu en premier sur Lignes.…
 
Notre esprit est ainsi fait qu'étonnament, nous sommes plus attentifs aux choses, plus en éveil, plus présents au monde avec de la musique, avec un fond sonore dessinant un paysage, que dans le silence. Ou, pour dire les choses autrement : peut-être la musique gène-t-elle notre concentration mais elle soutient l'attention, qui n'est pas la même cho…
 
L'impatience a aussi une vertu : elle oblige à se lancer, à se lancer dans l'imperfection, à se lancer dans l'incertitude. Elle est l'autre nom de la foi qui nous permet de croire, d'agir, d'aimer, sans être sûrs de ne pas nous tromper - sans être sûrs de rien. Elle est ce qui nous donne le courage de nous engager. L’article Inachèvement et espéran…
 
Je ne sais qui, parmi toutes celles et ceux qui en parlent, a lu vraiment, intégralement, Le deuxième sexe, de Simone de Beauvoir, ces presque mille pages réparties en deux tomes distincts. Pour l’avoir fait, je puis dire que c’est un livre extraordinaire : on est – je suis – stupéfait par la culture, l’intelligence, la sensibilité, la finesse que …
 
Les coeurs purs sont ces personnes qui pensent, parlent, agissent sans se soucier d'elles-mêmes ni de quoi que ce soit d'extérieur au sujet : ni réalisme, ni bienséance, ni souci du qu'en-dira-t-on, ni peur, ni agenda caché. Elle sentent en elles un devoir impérieux qui balaie tous les doutes et toutes les appréhensions, et elles s'y conforment par…
 
La différence entre fierté et orgueil ne réside donc pas seulement dans le comportement objectif de la personne qu'on a en face de soi mais aussi dans le rapport très subjectif qu'on entretient avec la compétence justifiant l'estime que cette personne a d'elle-même. Cet article Orgueil et fierté est apparu en premier sur Improvisations.…
 
L'aventure la plus extraordinaire est celle qui, prenant place chaque jour, exige qu'on jette chaque jour sur le monde un oeil neuf, un œil lavé des souvenirs, que la zone de confort n'est pas dans le monde mais dans l'esprit qui le conçoit, qui croit le voir et se laisse aveugler par son conformisme Cet article Zone de confort est apparu en premie…
 
On va, sans le moindre respect, sans la moindre vergogne, asservir un animal sauvage, le parquer avec des milliers d'autres dans des bassins artificiels, lui donner à manger une nourriture infecte, le faire grandir et l'engraisser en le maintenant en captivité, puis à la fin, au bout de quelques mois, le tuer, avec des milliers d'autres, pour le dé…
 
Quand vient l'été, vient le désir des choses grecques : désir de lumière, de blancheur, de simplicité ; de netteté, de rigueur, de contraste. Désir de Méditerranée, de Camus, d'oliviers secs et de chemins pierreux. Désir de soif et d'absolu, de violence aussi peut-être : Ulysse, la force, Dune, Œdipe, Antigone, le destin et les dieux. L’article L’é…
 
je me demande si, à force de se laisser aller à cet excès complimentoire, à ce déversement continuel de gratitude, on ne finit pas par ressentir les effets délétères de cette inflation du vocabulaire, et par toucher ces sphères où les mots ont été tellement usés en vain, tellement dévalorisés par leur abus, qu'ils ne signifient plus rien. Cet artic…
 
L'action est forcément simple, voire univoque car dans l'action la simplicité est nécessaire à l'efficacité ; la pensée, quant à elle, tend naturellement à la nuance et à la complexité car c'est son mode d'être. La langue de bois consiste à forcer la pensée, complexe et nuancée, à se couler dans le moule simple de l'action. Cet article Langue de bo…
 
Pas plus que la fonction utile des corps n'est de faire le coup de poing, le sein n'est un fardeau. Ou plutôt : le fardeau du corps, qui pèse sur les femmes mais aussi sur les hommes, est aussi cette ancre libératrice qui, obligeant les êtres humains à se poser parfois, leur permet de n'être pas soumis aux seules exigences de l'action. L’article Le…
 
Il y a dans cette stérilisation progressive de la nature par le bitume visqueux de nos routes, de nos trottoirs, de nos parkings, de nos voies de garage, de toutes ces implantations industrielles et commerciales qui définissent les faubourgs, quelque chose du chien marquant son territoire par son urine, une sorte de terre brûlée. L’article Épanchem…
 
C'est parce que notre pire crainte est de manquer d'air que le signe le plus indiscutable de la confiance, du calme, du relâchement, est d'accepter de s'en défaire. En soufflant, en vidant ses poumons de cette substance si précieuse, on se dépouille, on se dénude, on se livre à l'avenir. L’article « Ça m’a gonflée… » est apparu en premier sur Ligne…
 
C'est étrange comme on a du mal à se faire à son âge ; comme il suffit de marcher quelques jours dans le printemps pour l'oublier ; comme on ne s'y fait vraiment (et pour un court instant !) que dans l'affrontement par surprise au miroir ! L’article « Il y a un jeune homme qui te regarde » est apparu en premier sur Lignes.…
 
Pour celle de l’existence de Dieu, j’ai encore quelques petites recherches à faire. En revanche, pour la preuve des dégâts que la fatigue physique provoque sur nos capacités intellectuelles, j’ai trouvé : c’est le flux quasi ininterrompu de banalités prétentieuses, de formules creuses et prétendument inspirées, d’aphorismes de café du commerce, qui…
 
Alors que ce "Mais ça n'est pas grave" prétend atténuer la faute que nous aurions commise, sa fonction réelle est de dédouaner notre interlocuteur de son propre mensonge, ou exagération, ou raisonnement fallacieux. Il est un marqueur de la gêne de notre interlocuteur qui, conscient de sa mauvaise foi, cherche dans la relativisation de la faute que …
 
J'éprouve cette même gêne dans certains débats actuels où l'on paraît être prêt à sacrifier à l'objectif très important qu'est la lutte contre le réchauffement climatique un objectif plus important encore : le maintien de la biodiversité. L’article Sodome, Abraham, les justes et la biodiversité est apparu en premier sur Lignes.…
 
Rien de moins naturel que la sobriété. Elle est effort, elle est tension. Jamais elle ne s'assoupit ou ne se laisse aller. Elle est une retenue attentive et jamais endormie, un de ces serviteurs, de ces vierges sages veillant sans cesse au retour de leur maître dont parlent Luc et Matthieu. L’article Sobriété, satiété, prodigalité est apparu en pre…
 
J’éprouve un lâche soulagement à être placé, pour le second tour, devant un choix très simple et à ne pas devoir, le 24 avril, peser à n’en pas finir le pour et le contre. Et moi aussi j’assume. Parce que l’histoire ne se termine pas là et que le choix quasi-imposé du second tour ouvre en fait grand les portes de l’avenir. Cet article Un lâche soul…
 
Il a raison, Laocoon, de se méfier des prétendus cadeaux de l'ennemi. Mais on ne peut pas, d'un autre côté, toujours juger les actes, les choses, les cadeaux, les paroles, à l'aune de qui les fait, les porte, les prononce. On ne peut pas toujours superposer à la réalité objective du monde la connaissance que nous croyons avoir des intentions ou des…
 
“Le Yéménite est plus fin que la bonite” : c’est de cette rime, qui pourrait être tirée d’une comptine pour petits ogres, qu’Eric Fottorino est parti, en juin dernier, pour écrire La pêche du jour, petit texte cinglant à la lecture théâtrale duquel j’ai assisté, hier soir, à Normale Sup. Jacques Weber et Lola Blanchard étaient les lecteurs-interprè…
 
On me demande quelque chose ; je le prends un peu de haut, considérant que c'est une faveur qu'on me demande ; et ce n'est que plus tard que je réalise mon erreur : en s'adressant ainsi à moi, on me demandait moins une faveur qu'on ne m'en faisait une, celle d'être choisi. Cet article Le plaisir du lien est apparu en premier sur Improvisations.…
 
L'agression russe en Ukraine, la famine un peu partout, la guerre civile au Yemen, la pauvreté, la maladie, les espèces qu'on détruit, les espaces qu'on salit, le grand épuisement du monde, le grand gâchis des choses et des êtres, et là, cerise sur le gâteau comme s'il en était besoin, cette interdiction faite aux femmes comme l'annonce à Marie, d'…
 
Le diable et les créatures de Jerome Bosch, les êtres démoniaques qu'on trouve dans toutes les cultures du monde et que tous les enfants cherchent sous leur lit la nuit venue, ne sortent pas de rien mais de là : il y a, au fond de nous, quelque chose de cruel qui palpite. Cet article Monstres intimes est apparu en premier sur Improvisations.…
 
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